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21/02/2010

feuilleton Les Cellules Etoilées Chapitre 16

 

Feuilleton
LES CELLULES ETOILEES
Chapitre 16
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La petite Fée d'hier était de moi, le tableau ci-dessus est d'Heinrich Füssli, il m'évoque bien le diablotin qui est venu réveiller Liliane au début du feuilleton, et ce qu'il y a autour ressemble à un rêve, le tableau s'intitule d'ailleurs Le Cauchemar !

Faites de beaux rêves en lisant la suite :

 

16 - LA FETE AUX NEUNEUX

Le dernier croquis de Pastor et les Martiens est fini.

Il trône sur ma table à dessin. Trempé, émietté. J’ai renversé toute la cafetière dessus. Je m’étais dépêchée, j’avais calculé au plus serré, je voulais tirer un trait définitif sur ce crétin et ses petits hommes verts. Me concentrer sur la journée de samedi. Un grand jour : je reçois.

Et il va y en avoir du monde ; toutes les bonnes femmes du quartier vont se pointer, entraînées par Claudie, qui s’est décrétée depuis quinze jours, “Conseillère Beauté” ! Avec sa mallette bleue à fleurs, elle va de pavillon en pavillon, déballe ses produits, asperge de parfums ses futures clientes. Elle les maquille, leur file des échantillons de crèmes, les persuade qu’elles vont ressembler à des top models en se tartinant de gels anti-cellulite et de pommades remonte-seins. Son credo : “des raffermissants raffermissants.” A la voir aussi pimpante, une vraie femme-sandwiche pour une marque de cosmétique, les nanas tombent toutes dans le panneau.

Chaque semaine, Claudie organise un rassemblement chez l’une ou l’autre de ses victimes. Ce samedi, c’est chez moi. Il vaut mieux dire “chez nous”, parce que, tuile suprême, Henri aussi a prévu une réunion aujourd’hui à la maison. Ca ne lui suffit pas de pratiquer la réunionite aigue à son bureau, il ramène un groupe de bonshommes à la maison, un samedi, sous prétexte que leurs bureaux sont hors d’usage. Ils sont inondés. Comme notre cave.

J’ai déjà la migraine. Pastor et ses derniers Martiens attendront. A dix heures, les filles vont arriver. Il faut rassembler les débris de ce fichu dessin pour le recopier demain, il faut que la maison soit vaguement en ordre, mes planches à l’abri des éclaboussures de crèmes et de parfums, mes palettes de couleurs des sacs à main et des vestes de ces dames ; le chien devra avoir avalé sa pâté et fait pipi ; si seulement il piquait un roupillon pendant le ramdam. Il faut tenir les enfants éloignés, les envoyer chez leurs copains, si les mères les acceptent !

Il faut prévoir : des chaises, des verres, des boissons, des cafetières pleines, de l’eau qui bout en permanence pour les thés et les tisanes, des tasses, des sous-tasses, des petits gâteaux. Des serviettes en papier. Des cendriers. Des petites cuillères, des couteaux arrondis, au cas où ces messieurs-dames décident de se trancher les veines dans un élan d’ égarement.

- Et des apéros, ajoute Henri, qui ne perd pas le nord. Mes collègues seront sûrement là vers onze heures, ils ne boiront plus de café à cette heure-là, ils voudront du whisky, du Martini, de la vodka...

- Quoi, tout ça avant le déjeuner ? Et où allez-vous manger ?

S’ils s’installent ici pour la graille, ça va être la panique totale.

- T’en fais pas, si on a faim, on ira à la brasserie, à Antony.

- Y a rien à Fresnes ?

- C’est plus grand à Antony.

- Mais alors pourquoi ne pas faire la réunion dans la brasserie ?

- Ah euh, j’avais pas pensé. Mais c’est plus sympa ici, non ?

Moui, avec un bataillon de piailleuses excitées par leurs fioles et leurs anti-rides.

Evidemment, les mecs vont encombrer la rue et le quartier de leurs grosses bagnoles, avant de mettre la pagaille dans tout Antony pour se garer devant la brasserie. Ils possèdent tous des BMW, des Mercedes, des breaks, l’un d’eux roule dans une camionnette Chevrolet, comme les ploucs américains, et un autre s’est payé un Humvee, on se demande à quoi bon, dans Paris. Henri m’affirme qu’il n’a ni bazooka ni lance-missiles dans son tank, et il s’en va disposer des verres à apéritifs sur un plateau en inox.

Idiot n’arrête pas d’aboyer ce matin, Colette geint, Benito est énervé comme une puce. Henri brasse de l’air et des papiers, il les éparpille sur la table de la salle à manger, comme dans une salle de conférence. Il m’a piqué des crayons et des blocs et a disposé des carafes d’eau comme pour un vrai débat d’affaires.

Et nous, les filles ? On n’a plus qu’à se cantonner dans la cuisine. S’il ne pleut pas, j’ouvrirai la porte du jardin et on s’ étendra jusqu’à la grille. Pourvu qu’Idiot n’ait pas déposé trop de colis intimes dans l’herbe.

Première sonnerie.

C’est Claudie. Battle-dress en satin, talons plate-forme, chignon choucroute, top à dentelles laissant apparaître son nombril et ses plaquettes de chocolat. C’est honteux. Quand donc ma meilleure amie, cette greluche, garce, trouve-t-elle le temps de faire des abdominaux?

Ses chiens se roulent sur l’herbe, s’ébrouent et foncent droit sur le canapé du salon. Idiot abandonne son écuelle, dresse ses babines dégoulinantes, aboie comme un forcené et leur saute dessus. Ca commence bien.

Deuxième sonnerie.

C’est la Dame au cocker. Bon sang, celle-là, je ne connais même pas son nom, mais elle doit croire qu’ici c’est le chenil du canton, parce qu’elle aussi, elle trimballe son clébard. L’animal se sent en pays de connaissance, il renifle les plantations une à une et les arrose, histoire de leur filer un coup de fraîcheur. Tandis que les animaux se coursent en vociférant, une voix lamentable s’élève, provenant de l’étage : “N’importe quel taudis ... Solitude, habitude ... personne ne m’aime ... Je suis né dans un monde austère, plus lugubre qu’un monastère ...” Mais que se passe-t-il ?

- Benito !

- Pourquoi tu cries ? dit Henri, le nez dans un dossier.

- Ton fils !

Et ça continue : “On en sort abîmé, on en sort sali ... cette douleur, écoute-la ... vallée de larmes ...”

- STOP ! Benito, descend !

Benito n’écoute que du rap. D’habitude. Où a-t-il dégoté ça : “Face aux grandes étendues de la misère humaine ... les tympans qui saignent ...” ?

- Arrête !

Les chiens hululent, Henri grogne, Claudie et la Dame au cocker caquètent, les flacons de cosmétiques s’entrechoquent ; la sonnette n’en finit plus de carillonner, et ma Colette se met à sangloter, une poupée aux jambes déchiquetées dans les bras. “Aux Chrétiens écartelés, au divin dissimulé, entre les brûlures du sel ...”

- Benito ! Arrête ton crincrin !

Mon fils surgit enfin, la surprise de l’innocent baignant son visage angélique. Je hais les enfants. Je hais mes enfants. Je me hais. Je hais les chiens, je hais les amis, je hais les maisons, je hais la famille, je hais les réunions. “La trahison et le coup bas, la trahison et le verglas, y-a-t-il un bonheur ici-bas ?”

Y aurait-il des calmants, ici-bas ?

- Qu’est-ce que t’as foutu du Ricard ? harponnai-je Henri.

- Quoi du Ricard ? Ca fait vulgaire, je vais leur servir du whisky, du Martini, de la Zubrowka...

- Merde, Henri ! Du Ricard, donne-moi du bon vieux Ricard des familles tout de suite! Un grand verre, avec des glaçons et pas d’eau.

Mon chéri ne discute pas. Il me tend le poison salutaire.

Vingtième sonnerie. Des hommes prennent possession de ma maison. Un vrai défilé de mode : les uns en costume-cravate, les autres en jean et chemise aux pans sortis, d’autres encore en tenue militaire de bazar, pantalons à multipoches, il y en a même un avec un débardeur et un bandana émergeant de sa poche arrière.

Ils ont des grosses voix, ils parlent fort, ils prennent toute la place.

Claudie et la Dame au cocker minaudent comme des grues en chaleur.

Je les pousse vers la cuisine :

- Remballe ton fourbi, ma vieille, le salon c’est pour les mecs, nous c’est cuisine et communs.

- “Communs”, pouffe ma copine toute rose à qui déjà trois jules font de l’oeil.

- Ouais, allez dégage de là, les hommes ont une réunion d’affaires.

- Faut faire le service?

- Je vais t’en fout’ moi du service, va ranger tes babioles, je vais ouvrir la porte.

Enième sonnerie.

Un flot de femelles fait le siège devant les messieurs congestionnés.

- Ca va être dur de travailler dans ces conditions, me glisse Henri, inquiet.

- T’en fais pas, je vais fermer la porte.

Là-haut, Benito a relégué Gérard Manset à sa place, dans mes disques à moi, et l’a remplacé par les invectives scandées dont les plus jeunes se repaissent. “La sauciété, nique les tous, saucial, saucial, tu m’ arraches... La bône, elle est bône...” A sept ans. Quelle misère.

La table de la cuisine est envahie de pots, de flacons, de pinceaux. Le plan de travail fait office de présentoir, ainsi que l’évier, le dessus de la cuisinière et le frigo. Les bonnes femmes trépignent d’impatience. Pour se rendre intéressante, la meute des clebs gratte la peinture des plinthes. J’ouvre la porte qui donne sur le jardin, et comme d’un placard trop rempli, un lot de personnes s’effondre sur l’herbe. On me piétine mes liserons et mes mauvaises pousses, tandis que les chiens déterrent des taupes imaginaires et enterrent leurs os en peau de bufle. Pas besoin de tracteur ou de charrue, je vais me retrouver avec un champ fraichement retourné en moins de deux. Si je plantais des poireaux ? Des carottes ? Des salades ?

- Et qu’est-ce que t’en penses, Liliane ?

Vingt paires d’yeux me strient le front.

- Hein ? De quoi ?

Claudie sourit patiemment :

- De la crème anti-flasque que je t’ai fait essayer la semaine dernière ?

Les clientes écument de concupiscence. Leurs bajoues vont-elles remonter ? Leurs rides se résorber ? Leurs gueules cesser d’afficher cet air niais ?

- Ben euh, c’est bien.

Soupirs de soulagement. Le sourire de Claudie se crispe un peu.

Un des hommes apparait la bouche en coeur, pour réclamer des glaçons. Cinq minutes plus tard, un second se pointe, soi-disant qu’Henri aurait oublié les cacahuètes. C’est fou ce que la cuisine les attire, ces piliers de bureau ! Enfin, tout le monde ayant récupéré un bimbelot, les deux métingues battent leur plein, et tout semble rentrer dans l’ordre.

Erreur : saisis d’une rage soudaine, les chiens aboient à tue-tête, avec une frénésie inexplicable, ils se ruent contre les murets du jardin, se cognent le crâne contre la clôture, ils effectuent des sauts périlleux, des double saltow, on se croirait en plein championnat de patinage sur boue. Tous les “Silence ! Allez couchés ! Idiot, viens ici ! Au pied ! Tais-toi ! La ferme ! Vos gueules !” restent sans effet.

La moitié des nanas sort contempler le champ de bataille, l’autre moitié, subjuguée par les démonstrations de Claudie, s’affaire autour des cosmétiques. Le passage des chiens comme autant d’ouragans ne les ferait pas broncher d’un fard. Et brusquement, je comprends.

Tout autour du jardin, ils apparaissent, les crapoussins, les mistoulinets. Une petite couleur, un orangé, un rouge, un bleu claquant. Du vert violent, du jaune éclatant, toutes les couleurs de l’univers se déploient, carrés et tourbillons de tulle, de voile, de transparences scintillantes. Les oripeaux luxueux et baroques de mes myrmidons s’enroulent au gré d’un vent capricieux qui défie les lois de la nature. Des dizaines, des centaines de trotte-menu ont quitté l’ombre d’un invisible palais, d’un pays imperceptible aux humains. Sauf à moi. Et aux chiens.

Et peut-être bien à Colette.

Elle rit la pitchoune ; elle agite ses mimines vers les demi-portions, elle leur souhaite la bienvenue. Pire que tout, elle est déjà annexée : sur sa tête est installée une souris qui rit et qui lit un livre microscopique en se grattant le ventre. Telle l’héroïne d’un de mes livres d’enfant, Colette devient la petite fille aux chiens ; les quatre molosses en guise de bouclier, elle s’avance au coeur de la féerie, secouée d’éclats de rire, la Souris qui rit perchée sur ses bouclettes.

Les pichots s’égaient dans le jardin, traversent la cuisine, s’évaporent dans les plinthes et réapparaissent. Alertés par le remue-ménage, les messieurs d’Henri viennent aux nouvelles, tout sourires, ronds de jambe à l’appui pour charmer les fifilles. Aucun d’entre eux ne distingue les microbes empanachés ; en revanche, ils ne perdent pas l’occasion d’aguicher les dames. L’affaire tourne au cocktail bon enfant. Tout le monde se sert un verre, Henri distribue des glaçons.

Le rire déployé, Colette trotte partout, entourée par les chiens et les mingelets qui envahissent à présent le salon ; ils se perchent sur les épaules des mecs et fouillent dans les produits de beauté qui voltigent en tous sens. “Quel courant d’air !”, remarquent les bonnes femmes.

- Tu as chaud, ma Liliane, s’inquiète Henri, tu es toute rouge, viens t’asseoir, prends un verre, là. Mais qu’ont-ils donc ces chiens ? Colette, arrête de les taquiner !

La Souris qui rit est allongée comme dans une chaise-longue sur la tête de ma fille. Elle agite ses pattes avant, ravie de sa lecture. Que lit-elle bon sang ? ! Trois hommes dans un bateau ? Les Pirates du Silence ?

Et revoilà mon Benito, que je croyais calmé ! De sa chambre, porte ouverte pour en faire profiter l’humanité, émane une nouvelle bouffée d’optimisme : “Ainsi les choses passent, et les quartiers se vident, et lui revient livide, le menton creusé, la barbe de deux jours, vous le verrez passer, sur le banc glacé attendre le jour ...”

Cette fois, je monte. Benito, ahuri, recule devant sa mère en furie. Eteint, le lecteur de CD ! Rangé, “Revivre” ! Au dodo, Gégé, tu es à moi, dans les grands moments de solitude, pas un phénomène de kermesse! Interdit, Benito, de toucher aux musiques de maman ! Va te coucher ! Mais M’an, c’est pas la nuit ! Tais-toi, marmouset, va donc jouer chez Mounir ! Mais M’an, c’est pas possible, il est chez sa grand-mère ! M’en fous, va jouer dans ta chambre ! Mais j’y suis ! Alors restes-y ! En silence ! Mais M’an, j’embête personne !

Et mon grand petit garçon a les larmes aux yeux. Alors je l’entraîne dans la cuisine, où toutes les femelles l’accueillent comme le dernier homme sur terre, l’embrassent, le cajolent, lui donnent à boire, lui tartinent un sandwich, le prennent dans leurs bras, lui tripotent les cheveux, lui pincent les joues, s’extasient sur sa beauté, et : “Il va en faire chavirer des coeurs plus tard ! Il les fera toutes tomber, les pauvres ! Ca va être un beau gars, ça ! Une merveille de la nature !”

Je vais leur en coller moi, des merveilles de la nature.

Couvert de rouge à lèvre, lassé d’être l’attraction du moment, mon fils se retire dans le salon déserté et se plante devant la télé, un gros bol de glace sur les genoux. Un de moins à surveiller. Et pendant ce temps-là, la réunion d’Henri a complètement éclaté. Les types sont en pleine opération rentre-dedans avec les chipies de la beauté, des couples voguent dans le jardin avec leurs verres et leurs amuse-gueule, dames et messieurs s’étalent sur les touffes d’herbes épargnées par les quadrupèdes, c’est la garden-pââârty chez les Liliane-Henri, ma chouère ! Claudie est aux anges, elle a récupéré des tas de commandes, sa cagnotte se remplit, son carnet de reçus déborde, comme ma poubelle bourrée de cotonnets et de mouchoirs en papier. En fait, tous les êtres visibles de ce monde ont trouvé leur juste place. Henri, sociable comme toujours, vogue de l’un à l’autre, bouteilles à la main, plaisante, s’amuse, hauts les coeurs, vive la convivialité.

Colette est passée de la surexcitation à l’observation : sa garden party à elle se déroule au sein d’une communauté à peine plus petite qu’elle ; au royaume des pichounets, son âme s’épanouit. Les rikikis ne font de mal à personne, ils se contentent de se pavaner dans la maison, de déplacer des objets, de fouiller ça et là, visiteurs d’un musée qui les divertit. Colette me prend par la main et m’entraîne au coeur de ses nouveaux amis. Personne ne nous prête attention ; la mère et la fille, et tous les chiens sur les talons. Les lutins, si c’est ce qu’ils sont, nous contemplent, couronnés, enrubannés, parés, lumineux, ils se moquent de nous dans leur langage de crécelles. Je ne sais pas ce qu’ils veulent. Nous chasser ? Nous embêter ? Devenir nos amis ? Pourquoi ici ? Pourquoi nous ? Pourquoi suis-je la seule à les voir ? Pourquoi Colette et les chiens partagent-ils ce privilège ?

Affolée, je téléphone à M. Brugnon.

- Ouch, fait-il, je n’aurais pas cru qu’ils reviendraient, ceux-là.

- Comment ? Vous les connaissez ? Pourquoi ne m’avez-vous rien dit ?

- Oh oh, ma p’tite dame, vous aviez déjà du pain sur la planche avec vot’ grenier ! Au fait, ça boume, là-haut ?

- Pour l’instant c’est calme, dites-moi plutôt comment chasser les bestioles d’en bas, y en a partout !

- Ce ne sont pas des bestioles, dans leur genre, c’est plutôt des aristocrates ; faites gaffe, ils sont très susceptibles.

- Quoi ? Et moi je ne suis pas susceptible ? C’est quand même ma maison, merde !

- Pas vraiment, affirme M. Brugnon d’une voix caverneuse.

- Dites donc, on vous l’a payée, tout de même!

- Ce n’est pas ce que je voulais dire, M’dame, avant c’était chez eux.

- Chez eux ? Un petit pavillon de banlieue ? Ces créatures ont l’air de sortir tout droit d’un conte de fées, et je vous assure que je ne suis ni alcoolique, ni droguée !

- Je le sais bien, affirme le poivrot. Avant, il y a longtemps, il y avait une forêt à la place de votre maison, et ces “créatures”, comme vous dites, y vivaient. Ils possédaient des demeures.

- Mais, mais, ils ne pourraient pas s’installer en Bavière ? En Transylvanie ? A l’Alpe d’Huez ? Ch’ais pas moi, dans les Châteaux de la Loire ? A Versailles ?

- Nan, c’est chez vous qu’ils sont chez eux. Y a rien à faire, laissez courir.

Courir, c’est exactement ce qu’ils font maintenant, les intrus, les casse-pieds, les bon sang de bois de poupées animées. Epuisés, les chiens se sont allongés autour de Benito. Ils regardent des clips avec lui. Plus personne ne s’intéresse à moi. L’esprit obstrué, je monte me coucher.

Sur mon lit, il y a cinq hiboux ventrus qui fument le cigare.

(A suivre)

 

 

16:15 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fantastique, famille, humour, suspense, mystère

Commentaires

oui... Ricard et Pastis.... c'est bien .. c'est quand même dommage qu'il faille y ajouter de l'eau ...
je viens de lire ta question sur le miel de Paris,
voilà le peu que j'en sais :
La première ruche a été installée en 1983 sur les toits de l'opéra Garnier, puis dans les jardins du Luxembourg, sur les toits des particuliers et dernièrement sur les toits du Grand Palais.
Les deux ruches montées sur les toits du Grand Palais ont donné 50kg de miel...
Il est question d' y rajouter trois ruches supplémentaires....
Actuellement, à Paris, on compte environ 300 ruches ...
Le miel de l'Opéra est certainement le miel le plus cher du monde ...tu le trouveras dans toutes les boutiques de luxe ...Fauchon , Hédiard entre autres ...
Pour acheter les meilleurs miels : Les Abeilles, 21, rue de la Butte-aux-Cailles, Paris 13ème

Écrit par : Zorg | 21/02/2010

Coucou du soir !

Quelle pagaille chez Eliane-Henri , bref ! maintenant tu dors , hi!


Bonne soirée bizoux françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 21/02/2010

bonsoir !
et bien, il y a de quoi lire chez toi ?

pas besoin d'en rajouter, tu es bien renseigné sur le miel,

et si tu as l'occasion d'aller à Paris-Montparnasse, tu peux aller sur les toits de la gare, en allant sur la gauche, tu monte les escaliers et tu seras étonné de voir un si beau jardin ?

c'est avec plaisir !

Écrit par : Marie-Therese | 21/02/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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