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26/02/2010

Feuilleton LES CELULLES ETOILEES Chapitre 20

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Chaque année, au Carnaval Vénitien de Remiremont, on rencontre des créatures échappées des contes, avec des visages peints qui laissent voir les vrais regards. Un rêve qui dure trois jours

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Une Fée du jour en robe de printemps

 

 

 

 

 

 

 

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Des Fées de la Nuit en costume de soleil

Mars est déjà là !

 

 

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Feuilleton

LES CELLULES ETOILEES

Chapitre 20

 

(Résumé : Trois personnages parés de beaux atours sont venus demander à Liliane de les dessiner. Notre illustratrice à domicile a de quoi s'occuper, entre les commandes de son patron, M. Grommeleck, les petites misères de son chien Idiot, et toute l'attention qu'elle donne à sa petite famille. L'aventure continue !)

 

Chapitre 20

GROMMELECK ET MARMOUSETS

 

- Mais c’est superbe !

- C’est pas Couventine et les boudins, remarque Benito.

- Et l’orphelin, relève machinalement Henri. Mais non, ça ne peut pas être ça ?

Il me regarde, réjoui :

- Tu lui as rendu, son manuscrit de merde ? Tu as bien fait !

- Et c’est quoi, alors ? demande Benito

- Oh Manman, s’extasie Colette, c’est mes petits amis !

- Ce doit être un sacré beau livre, pour qu’il t’inspire de si belles illustrations, dit Henri.

Je bafouille.

- C’est vrai M’an, je n’ai jamais rien vu d’aussi joli, dit Benito, d’habitude, c’est un peu... gnangnan tes dessins...

- Merci bien, je balbutie.

- Ses dessins ne sont pas gnangnans, rétorque Henri, mais les histoires qu’on lui impose, oui !

- Mais ça, c’est l’histoire à Manman, déclare Colette.

Les deux hommes m’ont dévisagée, perplexes. Je raconte ou pas ? Après tous mes rêves épouvantables, des visions diurnes ? Ils vont me prendre pour une vraie folle. Pas une seconde ils ne croiront à l’existence d’un monde invisible à tous sauf à moi, à Colette et à Idiot, j’ai déjà eu l’air dingo avec la prétendue dératisation du grenier.

- Ne me regardez pas comme ça, vous deux ! C’est juste une histoire pour Colette.

- Manman elle voit les minis, comme moi, insiste Colette, réjouie.

- Les minis ? T’es dingue, ma pauv’ fille, dit Benito.

Le minois de Colette se chiffonne, signe avant-coureur du déluge lacrimal.

- Laisse ta soeur tranquille, dit Henri.

- Je n’ai pas dit à M. Grommeleck que je n’avais pas fini ses illustrations.

- Mais tu t’en fous ! explose Henri, tu te rends compte ! Porte-lui ces merveilles et il te publiera, même si tu n’écris pas d’histoire autour ! Il ne regrettera pas Couventine et ses morpions.

Benito compulse mes illustrations avec enthousiasme.

- Ca ne ressemble pas du tout à des cauchemars. Raconte m’en un Maman, je suis sûr que tu peux en faire un dessin qui déchire.

Un petit pour la route :

“Liliane s’enfonce dans la boue à chaque pas. Devant elle, des rails traversent le marécage. Liliane a les mains liées derrière le dos et une écharpe l’empêche de respirer. Il faut sortir de ce bourbier, sinon les monstres vont la bouffer. Ils grouillent autour d’elle, prêts à mordre ses chevilles, à l’attirer vers les fonds de vase pour la dévorer tout entière. A chaque pas, Liliane s’enlise un peu plus. Elle entend un train vrombir au loin. Le grondement se rapproche, la locomotive apparait, précédée par un sifflement. Le train passe en hurlant. Liliane disparait dans la boue.”

- Voilà, tu vois ? Un album d’épouvante, ça me plairait bien. Autant que mes mangas sur les Dieux de la Mort, j’en suis sûr !

Je ne sais pas, mais j’en ai une d’histoire, à raconter, une histoire de tous les jours, une histoire vécue : la mienne. Celle d’une famille qui emménage dans une maison peuplée de petites personnes invisibles et tracassières ; celle d’une mère de famille qui est la seule à les voir. Je peux les reproduire, et peu importe si tout le monde n’y voit qu’une imagination débordante.

 

Quelques jours plus tard, l’affaire a pris forme, avec un dessin toutes les deux pages ; et comme ça ne me suffisait pas, j’ai esquissé quelques unes de mes atroces visions de la nuit.

M. Grommeleck a fait la tête quand je lui ai rendu le manuscrit de Couventine et l’orphelin sans les illustrations : “A deux semaines de la date limite ! Vous me mettez dans un embarras inimaginable, Liliane !”

Et puis, il a ouvert des yeux comme des soucoupes en découvrant mes myrmidons et mes monstres : “Mais quoi, mais qu’est-ce ? Vous travaillez pour quelqu’un d’autre ? Quel éditeur ? C’est insensé ? Et qui est cet écrivain pour qui vous dessinez si bien ?” Et tralali et tralalère.

Il a fallu une demi-heure et des milliers de questions pour qu’il comprenne que l’écrivain c’était moi et que mes dessins illustraient mon livre. Ce vieux borné s’étouffait, agité de sentiments contradictoires. Il commençait à me chauffer les oreilles.

- M. Grommeleck, si vous n’en voulez pas, je vais le porter à M. Jollimard.

- Quoi ? Ah mais non ! C’est moi qui vous ai découverte ! De toutes façons, leur pourcentage est ridicule, vous vous feriez estamper !

- Ben euh, je n’ai jamais gagné grand-chose ici non plus.

M. Grommeleck s’étouffait d’indignation. Il y a mis le temps, mais il m’a enfin gratifié d’un sourire pincé.

- Eh bien maintenant ça va changer, a-t-il déclaré.

Et comme si de rien n’était, il a entrepris de me bassiner avec le titre, la couverture, le format, le tirage, le prix de vente, la tête du client et l’âge du capitaine.

- Je vais y penser, M. Grommeleck, merci. Je vous laisse les dessins?

- Mais oui, Liliane. Je vais vous donner des photocopies couleurs. Ah mais, vous ne l’avez pas tapé à la machine? Savez-vous vous servir d’un traitement de texte?

Ma parole, ce grigou centenaire va m’apprendre aussi à composer un numéro de téléphone ou à appuyer sur un interphone. J’ai eu droit à un pot à la brasserie du coin, pendant que sa secrétaire se chargeait des photocopies. M. Grommeleck était surexcité, ses pupilles sautillaient comme des machines à sous. Je ne savais pas si j’allais toucher le pactole, mais j’ avais hâte de rentrer à la maison prendre mes chéris dans mes bras.

 

(A suivre)

 

 

12:31 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fantastique, famille, humour, suspense, mystère

Commentaires

Coucou Hélène !

Je réponse à ton problème de largeur photo :
Quand tu es sur ta note , tu as en bas ,
1 - taille de l'image , plusieurs options :
Miniature , petite , moyenne , large et personnalisé ,
Là essayes large ou personnalisé à 500 au lieu de 200 déjà proposé car trop grande elleest cachée par ta colonne .
- 2 Cliques sur afficher en grand
-3 Propriété d'image , gauche , droite ou centre ,
tu cliques où tu veux que l'image soit .
Et lorsque tu mets un texte il faut placer ton curseur là où tu veux mettre ton texte .
Bon courage bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 26/02/2010

Recoucou !

J'ai lu le vingtième chapitre et là ça change la donne .
Non je ne connais pas le carnaval d'Annecy mais notre amie Michka qui est d'Annecy en a fait une note .

Bon vendredi bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 26/02/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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