logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

01/03/2010

Feuilleton LES CELULLES ETOILEES Chapitre 22

Brando jpg.jpg

 

 

 

Voici un enchanteur un peu rigolo

qui ressemble un peu

à Marlon Brando !

 

Je ne me prends pas pour Leonard de Vinci, évidemment, ça m'amuse d'inventer mes petits modèles, j'adore dessiner sans me soucier des moqueurs. Merci à mes indulgents lecteurs !

 

 

 

 

Feuilleton

LES CELLULES ETOILEES

Chapitre 22

 

(Résumé : non contents d'envahir le territoire de Liliane, les "Etres" merveilleux exigent d'elle des dessins à leur image. Le patron de Liliane est perturbé par son nouveau style d'illustrations. A la maison, peut heureusement compter sur le soutien de sa délicieuse petite famille, qui ignore les curieux tourments qu'on lui fait subir !)

 

Chapitre 22 :

GRANDS TRAVAUX À FRESNES

Il leur faut un espace ? Je l’ai. Un décor ? Je le fabriquerai.

- Où on va Manman ?

- Faire des grandes courses, ma chérie.

Mercredi, pas de garderie. J’emmène ma Colette dans un magasin de fournitures pour peintres. Je n’y trouve pas ce que je cherche, mais Colette, si. Je lui achète des tubes de gouaches, des pinceaux, du papier épais pour aquarelle, et des petites toiles préparées. J’ajoute deux accessoires qui la remplissent de joie, un rouleau et un couteau. “Je suis un vrai peintre comme toi, maintenant, tu vas voir, Manman, moi aussi je vais dessiner des minis.” Des Minis ?

Pour mes fournitures particulières, le vendeur m’aiguille sur un marchand de couleurs. Je croyais cette dénomination disparue, mais non, il en existe encore, des marchands de couleurs. Un fournisseur pour peintres mégalos, de ceux qui peignent en se roulant sur des toiles géantes ou en les foulant aux pieds. Le marchand de couleurs propose des pots de cinq à vingt kilogs de peintures pour tous supports. Mon support, je le dégote plus tard chez un fournisseur de décors pour photographes professionnels. Des toiles de fond en rouleaux de plusieurs mètres.

- On peut pas mettre tout ça dans la voiture, dis Manman ?

- Non, ma fille, on va nous les livrer.

- C’est une surprise pour Papa ?

- Ca va en être une, c’est sûr.

Quand Henri rentre à la maison, il ne trouve personne au rez-de-chaussée. “Liliane ? Colette ? Benito ?”. Idiot dévale l’escalier sur les fesses, couinant et grognant comme toujours de fureur et de douleur, se jette sur la cravate de son maître avec emportement, lui lacère le costume, lui bave sur les chaussures. Henri, stoïque, lui gratte le haut du crâne.

- On est en haut ! crié-je.

- Ah, ça faisait longtemps, ronchonne mon mari en grimpant au grenier.

Ne me dis pas que tu vas recommencer à brasser des vieilleries en hurlant à la mort tous les quarts d’heure !

- Comment ça, hurler ? T’es pas bien toi ?

- Mais qu’est-ce que c’est que ce souk ?

Colette se précipite sur son père ; Idiot lui agrippe le bas du pantalon et réussit à prendre entre ses crocs les deux jambes en même temps. Henri s’effondre entre les pots de peinture. Benito lui tend sa sucette :

- T’en veux, Papa ?

- Non ! braille le chef de la maison, moi ce que je veux, c’est un bon dîner, assis, à la table d’en bas, avec ma famille tranquille autour de moi ! Pas trois chimpanzés irresponsables en train de déchirer du papier !

- On déchire pas, dit Colette, on peint.

Pour l’instant, on étale surtout des feuilles de papier sur le sol pour ne pas tout salir, on y dispose les pots de peinture et tout le bataclan.

- Il y a un monceau de saloperies devant la maison, tu es au courant ?

- Mais oui, j’ai vidé le grenier.

- Eh bien, fulmine mon chéri adoré, on dirait une décharge ; et qui va déblayer le trottoir et le caniveau ?

- Les boueux ! crient en même temps Colette et Benito. Les boueux, les boueux, les boueux!

- Liliane ! Apprends donc à tes enfants à parler français avant de repeindre cette pièce pourrie ! En tout cas, ne compte pas sur moi pour transbahuter tes ordures, ça pourrira sur pied.

Cet homme est surmené. Je laisse tomber les pinceaux et l’embrasse fougueusement. Les enfants nous regardent avec curiosité.

- Hum, fait l’homme, adouci, qu’est-ce qu’on mange ?

- Des zaricots, des zaricots, des zaricots ! scandent les morpions.

- Quoi ? Encore ?

- Ne t’inquiète pas, ce n’est pas ce que tu crois.

Autour d’une fricassée de dinde et des haricots verts mijotés avec des tomates fraîches, du basilic et du persil, la petite famille se détend. Henri raconte comment il a fermé son clapet à un enquiquineur patenté. Colette lui détaille sa journée chez le marchand de couleurs. Benito récapitule ses progrès en rollers, oubliant qu’on lui réclame surtout de meilleurs résultats en français. Je les écoute, plaçant ici et là quelques commentaires. Inutile de leur farcir la tête avec mes projets loufoques.

(A suivre !)

 

Hermeline & Poco jpg.jpg

Et nous voici en pleine science-fiction, maintenant ! Ne cherchez pas à comprendre,laissez-vous bercer!

 

10:16 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : fantastique, famille, humour, suspense, mystère

Commentaires

j'aime la musique emplie de fantaisie du texte!
C'est tellement vivant!
bon,ce n'est pas tout ça,mais quesqu'on mange à midi?
Bonne journée!

Écrit par : christiane06 | 01/03/2010

Coucou hélène !

Voilà c'est reparti pour d'autres délires d'Eliane et j'aime bien .

Pour toute tes questions , il faudrait mieux si tu as le temps de téléphoner car par écrit cela va être la pagaille comme le grenier de chez Eliane-Henry , qui se retrouve sur le trottoir,hi !

Bon lundi bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 01/03/2010

Bonjour Hélène,

Je rentre ce matin dans ton blog au début mars, et que de changement depuis que je suis parti. Je viens de lire cet épisode savoureux ! Qu'est ce que tu écris bien ! C'est vivant, gai et force les images à se présenter en foule en animant ton histoire. Je n'ai pas eu le temps de lire les épisodes précédents, et verrai si j'y arrive bien plus tard. Ne les efface pas tout de suite.

Tu maitrises à merveille le bolg et j'en suis heureux pour toi. Permets moi de continuer ma lecture. Je ne metrai pas de commentaires sur toutes tes notes, cela dépendra du temps disponible et de mon inspiration, qui manque parfois.

Bises du grillon

Écrit par : Christian | 28/04/2010

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique