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12/03/2010

feuilleton LES CELLULES ETOILEES Chapitre 31

 

Fée jongleuse.jpg

Ma petite fée jongleuse est un peu pâle, je l'ai dessinée au crayon, mais je vous la montre quand même, car c'est peut-être un être invisible !

feuilleton

 

LES CELLULES ETOILEES

Chapitre 31 (l'avant-dernier!)

LE JOUR DU FLEAU

Les Etres se dressent sur chaque marche de l’escalier. Ils s’ébrouent sur le parquet ; ils se collent aux murs, ils dansent sur les sols. Les tables en sont couvertes, les rebords de fenêtre aussi. Il n’est pas un pouce d’espace qui ne soit occupé. Aucun d’entre eux n’ébauche de geste menaçant, mais leurs milliers d’yeux dardés sur moi expriment clairement leurs pensées. Inutile de connaître leur langue pour les deviner. Tout ce petit monde clame une seule et unique vérité : “Nous sommes chez nous.”

Je suffoque, saisie de tremblements. Effrayée, Colette se cache dans mes jupes. Benito est curieusement abattu, ses bras autour du cou d’Idiot. Henri, sans prêter attention à notre immobilisme, éternue et se plaint :

- Je ne comprends pas ce qui se passe ici. Tes peintures doivent être saturées de poisons, je suis bourré d’allergies depuis quelques jours.

Il se gratte la tête, des plaques rouges sont apparues sur ses avant-bras et il souffre d’une conjonctivite persistante.

- C’est devenu invivable ici, reprend-il, accablé, je déteste ces affreuses couleurs, cette ambiance de serre. Qu’est-ce qui t’a pris, Liliane, tu pourras m’expliquer un jour ?

En ce moment précis, toutes les surfaces disponibles tapissées d’une accablante végétation, une population indéracinable attend ouvertement une solution.

- On s’en va, Papa ? implore Colette.

Henri a mis la maison en vente. Les visiteurs, ébahis par le décor, hésitent entre les hoquets d’horreur et les fous-rires.

Aucun d’entre eux ne distingue les assiégeants. Avec une efficacité ahurissante, deux semaines plus tard, Henri a trouvé un appartement à louer dans Paris.

- On rentre à la maison, alors ? a demandé Colette, pleine d’espoir.

- Presque, ma fille, presque. J’ai demandé ma mutation, dans six mois je travaillerai à Bercy.

- Oh alors, on retourne dans le 12 è arrondissement ? Et mes nouveaux copains, je les verrai plus ? s’est plaint Benito.

Je me tais. Les tracassins ne bougent pas d’un pouce. Ils veillent, incrustés, permanents, vivant reproche de notre présence.

- Où c’est qu’Idiot fera caca ? a demandé Colette, déjà rompue aux contraintes hygiéniques.

- On est bien ici, a dit Benito, sur un ton de reproche.

Résignée mais soulagée, je m’apprête à refaire des paquets, redéballer, transférer la ligne téléphonique, les abonnements de gaz et d’électricité, prévenir la banque, envoyer des lettres de changement d’adresse, réinscrire les enfants dans des écoles parisiennes, trouver un garage pour la voiture...

Il faudra me résigner à : ne plus faire de barbecue dans le jardin, ne plus voir la Dame au cocker. Ne plus accueillir de réunions de bonnes femmes pour des mixers ou des crèmes de beauté. Ca n’existe pas dans Paris. Ne plus voir les enfants jouer dans le jardin. Ce qui va me manquer le plus ? Le jardin. Que va devenir la maison, entre les mains des petits habitants ? Capricieux. Egoïstes. Virulents. Intransigeants.

Adieu ma maison, mon grenier. Mon jardin. Mes “z’ Etres”.

(A suivre! Demain dernier chapitre !)

 

10:38 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : fantastique, famille, humour, suspense, mystère

Commentaires

Recoucou Hélène !

Ben ! c'est radical avec Henri ... est-ce mieux de partir ?
Je vais le savoir au prochain numéro , hi !
La neige fond , le soleil est tout pâle , voilà ce vendredi en Comté .

Bon après-midi bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 12/03/2010

dis-donc ! elle a belle allure ta fée jongleuse ?, je trouve ! voila...voila...

amitiée de Bretagne !

Écrit par : Marie-Therese | 12/03/2010

Que va devenir la maison aux "z'etres, et liliane ne va-t-elle pas les regretter ?
Attendons le derniers chapitre.
Je n'aime pas trop les films trop violent, ça m'oppresse.
Amitiés
Huguette D

Écrit par : Huguette D | 12/03/2010

Les pauvres ! Assaillis par ces petites choses ! On comprend Henri de vouloir partir.

Bises,
Aliette

Écrit par : Aliette | 12/03/2010

Il y a bien longtemps, en Ecosse, nous avions visité une maison pour nous loger pendant la durée d'un chantier de travaux publics. Trop grande pour nous, avec 7 pièc, son prix était ridiculement bas pour le marché.

Nous avons appris plus tard qu'elle était hantée par le fantôme de la "green lady" qui se promenait la nuit dans les escaliers et que tout le village le savait. Son propriétaire n'arrivait pas à la vendre ni à la louer.

Bises du grillon qui voir les z'êtres prendre possession de leur domaine.

Écrit par : Christian | 28/04/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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