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23/08/2012

Graals d'enfance

Quelques Grâals d’enfance images.jpeg:


Grâals de friandises :

Les réglisses Florent

Les Mistrals

Les rouleaux de vrai réglisse

Les boules de vraie noix de coco en boulangerie

Le lait entier en berlingot de carton

Le shampoing Dop en berlingot

Le gâteau en couronne de Maman

Les feuilles de choux farcis de Papa, les « sarmas »

 

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Les rognons qu’il savait lui seul cuisiner sans que ce soit cru ou répugnant

Les « touloumbès », gâteaux grecs probablement d’origine turque (trois cents ans d’occupation quand même !), ça ressemble à des petits polochons de dix centimètres, feuilles très fines feuilletées au beurre et à l’huile, roulées-fourrées de noix/noisettes/amandes/pistaches et embourbés de miel. De quoi tomber raide illico et ne plus s’éveiller du coma.

Les « Kourabiès », des gâteaux très friables, que du beurre, du sucre glace et des amandes broyées, à tomber par terre

 

Touloumbes.jpg

 

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Aujourd’hui on trouve :

du réglisse en rouleaux, mais ce n’est pas le même, il n’a pas le même goût ni la même consistance 

réglisses florent.jpeg

 

du lait entier, mais je ne le supporte plus hélas, et de toutes façons, il n’a plus du tout le même goût non plus

Des gâteaux ressemblant à des touloumbès, dans des boutiques « orientales » ou d’Afrique du Nord, mais ils sont secs et toujours rassis, gâchés en plus par la fleur d’oranger (une hérésie dans la pâtisserie !)

Pareil pour les kourabiès, trop secs, toujours ce goût de vieux buffet rance, avec risque d’asticot dedans (mais oui, c’est ça maintenant, comme dit l’autre, et dans ces cas précis, c’était « mieux avant » !)

Des boules de noix de coco, qui n’ont que le goût de la cacahuète et du soja, pouah !


(précisions pour les étonnés : je mets un accent sur grâal parce que je trouve ça joli, en principe il n'y en a pas!


Grâals de lecture :

Le Journal de Mickey des années 50, avec que des bandes dessinées et pas des photos de footballeurs pourris de pognon.

Fillette -après il y a eu Quinze ans, mais j’étais déjà trop grande-, dans Fillette paraissaient les histoires de l’Espiègle Lili, et d’Aggie la petite Américaine.

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Mon préféré, mon grand regret, jamais retrouvé : les vingt/vingt cinq premiers numéros de Pepito, tout petit magazines italien, traduit, bien sûr en français. Je les lisais dans l’atelier de mes parents, assise sur une minuscule chaise en bois rose, entre six ans et huit neuf ans. Cette petite chaise a disparu comme tout le reste, dans d’innombrables déménagements désordonnés et « meurtriers » pour le cœur et la mémoire.  

Je vous raconte quand même l’anecdote, pas rigolote, des premiers Pepito.

Ca paraissait tous les quinze jours. A l’époque, on n’était pas absorbé par la télévision, il n’y en avait pas, pas plus que les jeux videos, et pas plus par des tas de jeux, car il en existait peu, et c’était cher. Dans tous les cas, j’aimais les livres par-dessus tout.

A chaque parution de Pepito, je le lisais-les relisais, sans m’en lasser. J’en ai eu à peu près une vingtaine, je les gardais précieusement, je les feuilletais, les apprenais quasiment par cœur. Mes préférés. Sur la petite chaise rose, ils étaient avec moi tout le temps.

 

Pepito n° 46.jpg

Un jour est venu un homme que ni mes parents ni moi n’avions jamais vu.

Il n’est jamais revenu d’ailleurs. Pourquoi était-il présent ce jour-là ? venait-il voir Papa pour une commande ? Pour lui demander du travail ? pour je ne sais quoi … J’étais comme toujours, après l’école, assise dans mon petit domaine, tout près de Maman et Papa, plongée dans mes Pepito.

Avant de prendre congé -je n’avais certes même pas écouté la conversation des adultes- le type s’est tourné vers moi et m’a dit : « Est-ce que je pourrais avoir ces magazines ? Nous n’avons rien de cette sorte chez nous. » Il avait les yeux implorants, mais même enfant je voyais qu’il étaient déterminés et chargés d’envie. Jamais je ne comprendrai cette histoire. Etait-il pauvre ? Avait-il des enfants à qui il ne pouvait pas acheter un petit mickey ? Je ne l’ai jamais su, je ne le saurai jamais. Seuls mes parents pourraient répondre, ils ne sont plus là. Quand ils étaient vivants, j’avais d’autres préoccupations en tête. C’est en prenant de l’âge que ces histoires d’enfance deviennent aussi aigues et douloureuses, pourtant si lointaines, si futiles si on y pense. Ma sœur se souvient de cet incident, mais ne sait pas non plus pourquoi c’est arrivé.

J’étais totalement estomaquée, muette. J’ai dû balbutier, je ne pouvais pas dire « non », je disais toujours oui à mes parents, le non ne pouvait s’appliquer qu’à des choses simples comme refuser de manger du pain à table, mais pas dans des circonstances aussi inattendues.

Maman, qui n’a jamais eu le réflexe de protéger d’abord le bonheur secret de ses enfants, a dit : « Mais oui, donne-lui ! Elle va vous les donner.»

Le type s’est approché et m’a pris les quinze ou vingt Pepito des mains, ces tout petits tout petits bouquins qui faisaient ma joie, et il est parti.

Il n’est jamais revenu, je ne sais pas qui il est. Je suis restée sonnée pendant des années par cet arrachement, par le fait qu’on ne m’ait pas donné le choix. Ca paraît rien du tout comparé à la misère, la maladie, la vieillesse, la mort, mais c’était un temps de modestie, on avait peu, on chérissait le peu qui nous était donné ou que l’on gagnait. Etant enfant, ça marque.

Trois décennies plus tard, j’ai commencé une frénétique course aux trésors des illustrés de mon enfance, j’ai retrouvé quelques Lili, Aggie, Oscar le petit Canard, des albums de Fillette dans des villages du livre et des vide-greniers. Je cherche toujours les vingt-cinq premiers Pepito.

Mon neveu, écumeur de brocante pour meubler son intérieur, a trouvé une collection de Pepito, en vrac, des numéros qui ne se suivent pas tous. Il me les a donnés, c’est incroyable, d’un élan spontané. Si jamais il les réclame, je les lui donnerai à mon tour de tout cœur. C’est bien le moins.

Dans cette collection, malheureusement… il n’y a pas les premiers numéros qui m’ont émerveillée.

 

(A suivre...) les photos des sarmas proviennent du site encroatie.com

en vous donnant les recettes de toutes ces merveilles, très vite, je citerai mes sources internet. Certains plats ne figurent pas dans des livres, je les ai cherchées longtemps! sur la toile, on trouve! Merci aux gastronomes, vous serez cités!

18:03 Écrit par Hélène Merrick | Lien permanent | Commentaires (12)

09/08/2012

Pouce !

De la famille qui va et vient, un peu de fatigue, je vais laisser mon petit blog se reposer quelques jours. Je pense à vous tous, profitez bien du soleil !

carottes amoureuses.jpg

14:15 Écrit par Hélène Merrick | Lien permanent | Commentaires (11)

04/08/2012

Vers le Ciel

fillette oiseau bleu Lélène Coton.jpg

Rien qu'un petit signe, parce que tout me semble futile à côté de ce que doit endurer notre grillon

13:08 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

01/08/2012

Christiane

Triste, triste, rien à dire de plus, je pense à Christian, notre grillon, qui doit être bien malheureux sans sa belle. 

11:22 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

 
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