logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

22/03/2010

Oiseau de fée

Comme je n'ai pas eu le temps de vous écrire des histoires, de vous raconter des anecdotes et des souvenirs, voici un dialogue à inventer entre une drôle de fée en queue de cheval et un oiseau de mon invention !

 

Oiseau et Fée.jpg

Ce soir j'ai regardé le premier épisode de Millenium de Stieg Larsson, il y a beaucoup de scènes de torture plus que pénibles, mais le reste, l'enquête sur la disparition d'une jeune file quarante ans lus tôt, est assez captivant, avec un rythme posé différent des films américains. D'habitude je préfère les V.O., mais là,  c'était du suédois, je ne comprenais rien, j'ai mis la V.F. qui n'est pas mal faite. Comme contrepoison à ce monde de brutes, je persiste à dessiner mes petites personnes féeriques! Bonne nuit.

 

22:58 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : dessin, crayon, aquarelle

19/03/2010

Ludwig est fâché ! yeux en biais

En 1955 paraissait la traduction française d'un roman allemand écrit par Karl Ludwig Opitz, Croix de Fer. Après qu'il eut fait le tour du monde, on força à intégrer l'armée dans un bataillon disciplinaire de la Wehrmacht, Il en bava des ronds de chapeau, comme tous les soldats de troupe de toutes les armées du monde.

Ce n'est pas pour vous vanter son livre que je vous en parle, mais pour vous en montrer la quatrième de couverture, sur laquelle Opitz écrit à son éditeur une lettre hilarante et furibonde :

 

lettre Karl Ludwig Opitz JPG.jpg

Voici la couverture de ce bouquin retrouvé dans le fatras d'un appartement surchargé dd paperasses!

 

Croix de Fer JPG.jpg

Il n'y a pas de quoi rigoler quand on le lit, rien à voir avec l'Almanach Vermot !

Et pour vous changer les idées, un petit dessin signé Hélène :

Fée ailée yeux biais.jpg

Elle a une tête bizarre, celle-là vous ne trouvez pas ?!

Bon samedi à tous !

 

 

 

17:24 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rage de l'écrivain, fée de travers

18/03/2010

danseuse en rose pâle

 

Fée danseuse.jpg

En panne de temps et assommée par la chaleur subite, je vous envoie un bonjour en robe de fée. Jolis rêves !

 

18:10 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : dessin, aquarelle, rêve

16/03/2010

Musé et la Joconde

 

musé joconde jpg haut.jpg
Musé Joconde jpg bas.jpg

Une planche de B.D. c'est très long à dessiner, j'arrête là les aventures du petit Musé, je vous ferai partager d'autres envies !

 

17:56 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bande dessinée, humour, leonard de vinci !

15/03/2010

Musé le petit gardien des Arts!

 

Pour changer de genre, je vous ai croqué le petit Musé, qui veille avec son chien Podcol sur des oeuvres d'Art célèbres
Soyez indulgent(e)s, j'arrêterai si vous trouvez que c'est tarte !
Bonne semaine à mes ami(e)s blogueurs !
Musé cases sup jpg.jpg
Musé cases inf jpg.jpg

 

 

11:17 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dragon, enfant, chien, musée pour rire

13/03/2010

feuilleton LES CELLULES ETOILEES Chapitre 32

 

Fée élégante ailée.jpg

Je vous ai dessiné une petite coquette pour égayer un samedi décontracté... en survêtement?!

Feuilleton

LES CELLULES ETOILEES

Chapitre 32 (le dernier!)

LE BRUIT DU MUR

Nous sommes installés en face du Square Courteline, métro Picpus.

Au dernier étage d’un immeuble de la rue Sibuet, avec une petite terrasse où on peut savourer les repas par grand beau temps.

Le premier soir, j’ai eu du mal à m’endormir. Durant deux jours, seule avec mes caisses, j’ai entendu un bruit intermittent, lancinant comme une plainte, au bas d’un mur. Horrifiée à l’idée d’affronter d’autres ennuis, j’ai cherché sa provenance. Je n’ai trouvé qu’une éraflure dans le papier peint, au-dessus d’une moulure. Un matin, ce gémissement nous a réveillé, Henri et moi.

- Qu’est-ce que c’est ? a-t-il demandé, ensommeillé.

- Rien, tu n’y pourras rien, c’est le bruit du mur.

- Le bruit du mur ? Ah non, tu ne vas pas recommencer !

J’ai soupiré, découragée :

- Il y a toujours quelque chose qui cloche, où qu’on aille.

Henri s’est levé d’un bond, précipité vers la source. Je lui ai montré le trou de la tapisserie.

- C’est là, tu vois bien, je ne sais pas ce qu’il y a derrière.

Henri m’a jeté un regard courroucé, il a agrippé le sac de voyage qui gisait à ses pieds, l’a quasiment déchiré en l’ouvrant. Triomphant, il a exhibé un réveil tressautant. Victime d’une batterie faiblissante, le réveil émettait un son lamentable.

- Tiens, le voilà, ton bruit du mur ! m’a lancé mon mari, hilare. Viens te recoucher, c’est encore la nuit!

Sur la petite terrasse, des pots de fleurs et des plantes grimpantes nous entourent. Moineaux, pigeons, et tous leurs copains aîlés de Paris et des environs viennent y chanter le matin. Ils tentent sans arrêt de monter leurs nids dans les coins du toit et dans les branches.

Tous les jours, je ramasse les plumes et les petites cochonneries qu’ils apportent pour s’installer. Je gratte leur guano sur les sièges et la table de jardin. Quand je suis fatiguée, je les laisse construire leurs bicoques de bric et de broc, et on cohabite dans la joie et les disputes. Ce n’est pas aussi grand qu’un jardin, mais au moins je peux y travailler en regardant le ciel.

Pour les promenades, nous avons la Coulée Verte, sa voie piétonne et sa piste cyclable qui vont de Vincennes à la Bastille. En bas de chez nous, il y a une librairie, une épicerie, une boucherie, des petits restaurants avec des terrasses, un salon de thé, une banque. Au moins quatre hôpitaux nous entourent en stéréo. Un cabinet dentaire à deux pas. Pharmacie, parfumerie, coiffeurs, tout ce qu’il faut.

Colette roule avec sa trotinette dans le couloir de l’appartement, Benito apprend la planche à roulettes sur le terre-plein Vivaldi. On va promener Idiot dans le bois de Vincennes, et quand il fait ses commissions sur le trottoir, on se relaie pour ramasser dans une pelle spéciale. C’est la ville !

Je regarde les toits de Paris en illustrant la nouvelle commande de M. Grommeleck, “Dr Jekyll et Mr Hyde”. Un peu de piment enfin dans ma vie professionnelle ! Pour dessiner mes histoires personnelles, je vole du temps, entre les pots de fleurs et le linge qui sèche.

Colette et moi sommes les seules à avoir connu les personnages de mon album “Les Trotte-Menu”. Je les reproduis comme je m’en souviens, avec des grands chapeaux, des fleurs et des couronnes dans les cheveux, des bijoux partout, des vêtements compliqués et multicolores, des parures extravagantes. Ma fille fouine dans toutes les pièces, espérant les dénicher ici aussi. Elle est persuadé qu’ils se cachent. Je sais, moi, qu’ils vivent à Fresnes, dans notre ancienne maison. Pour une raison obscure, ses nouveaux propriétaires l’ont aussitôt remise en vente, sans même l’avoir habitée.

D’après M. Brugnon, ils se sont plaints d’extrêmes et foudroyantes allergies. En me le rapportant, il riait à chaudes larmes.

J’ai appris que la Dame au cocker était partie au soleil pour plusieurs semaines. Je ne sais toujours pas si elle travaille, si elle est mariée, si elle a des enfants. Je ne me rappelle pas avoir jamais entendu son nom ou son prénom. Après le jour où elle est venue nous conseiller de déménager, je ne l’ai plus revue.

Colette prétend que la Souris qui rit nous a suivis. Je crois qu’elle invente, pour conserver son meilleur souvenir. Avant de quitter la maison, j’ai surpris la Souris qui rit, endormie sur la tête de Colette. Ses pattes étaient ouvertes sous la couverture de son livre. D’un coup de pince, je l’ai soulevé. Avec ma loupe ultra-puissante, j’ai pu en lire le titre.

Le livre de la Souris qui rit a pour titre : “Les Trotte-Menu”.

Mes cauchemars reviennent de temps en temps, mais pas aussi obsédants. J’ai dessiné un album avec Rafar le Cruel et toutes les misères de la nuit. Quand m’assaillent les visions affreuses des batailles du grenier, je m’efforce de les repousser. Je rêve toujours de mes petits visiteurs, mais aucun n’a encore traversé la terrasse, aucun ne s’est installé dans les pots de fleurs ou sous l’évier de la cuisine.

Le seul vestige de notre séjour à Fresnes, c’est une boite décorée de coquillages, ramassée le dernier jour dans le grenier vide, et qu’aucun de ses hôtes ne m’avait réclamée. Elle me rappelle celle que mes parents m’avaient offerte, il y a longtemps, durant des vacances en Normandie.

En rangeant notre nouvel appartement, j’ai voulu y poser des petits bijoux. Quand je l’ai ouverte, elle contenait trois grosses billes dorées. De là à croire que ce sont des boules d’or enchantées, il n’ y a pas loin ; la distance de trois voeux. Peut-être un jour un trotte-menu viendra-t-il me les réclamer. Ou peut-être tenterai-je moi aussi les trois voeux. Quand j’aurai trois voeux vraiment importants à exaucer.

J’en ai un, là, tout de suite : être transportée dans le monde des Etres, parcourir le chemin menant à leur château, découvrir leur domaine dont je n’ai su dessiner que l’extérieur.

J’en aurais un autre, là, tout de suite aussi : comprendre leur langage, parler avec eux. Je voudrais qu’ils me racontent d’où ils viennent, pourquoi ils se sont retrouvés captifs d’une maison de banlieue.

Souvent ils me manquent, mes petits envahisseurs. Ils ont nourri mon inspiration. Je laisse alors tomber les tâches ménagères pour les dessiner encore, pour ne pas oublier leurs parures, les étonnants échafaudages de leurs coifffures, leurs toilettes baroques et froufroutantes. Sans les avoir jamais vus en vrai, Henri se déclare ébloui et m’encourage à “créer de nouveaux personnages magiques”, il s’en fiche du désordre, il veut bien manger des surgelés tous les soirs, pourvu que je sois contente. Quand je dessine mes nouveaux héros, Colette trépigne. Elle les attend, et je finis par me persuader qu’ils patientent, tapis dans les tiroirs et sous les meubles, guettant le moment propice pour surgir et nous rendre la vie impossible. Benito s’en moque. Il court avec Idiot le long de la Promenade Plantée ; il grandit.

Comme Henri n’a pas abandonné l’idée de “vivre à la campagne” -comme si Fresnes avait été à la campagne!- il songe à reprendre un crédit pour une nouvelle maison, mais cette fois, loin de Paris.

Ca m’est égal. Mon travail est transportable. Et moi aussi.

A ce propos, maintenant, là, tout de suite, cette boule d’or qui roule dans ma main, je vais bien voir si elle peut réaliser un de mes souhaits.

Diablotin ? Reviens !

Tu es là ? Tu m’emmènes ?

 

Füssli réduit.jpg

 

 

(Fin?)

Début d'une autre aventure ?

J'arrête ce feuilleton, mais je ne vous quitte pas !

Bon dimanche à tous.

 

 

12:55 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fantastique, famille, humour, suspense, mystère

12/03/2010

feuilleton LES CELLULES ETOILEES Chapitre 31

 

Fée jongleuse.jpg

Ma petite fée jongleuse est un peu pâle, je l'ai dessinée au crayon, mais je vous la montre quand même, car c'est peut-être un être invisible !

feuilleton

 

LES CELLULES ETOILEES

Chapitre 31 (l'avant-dernier!)

LE JOUR DU FLEAU

Les Etres se dressent sur chaque marche de l’escalier. Ils s’ébrouent sur le parquet ; ils se collent aux murs, ils dansent sur les sols. Les tables en sont couvertes, les rebords de fenêtre aussi. Il n’est pas un pouce d’espace qui ne soit occupé. Aucun d’entre eux n’ébauche de geste menaçant, mais leurs milliers d’yeux dardés sur moi expriment clairement leurs pensées. Inutile de connaître leur langue pour les deviner. Tout ce petit monde clame une seule et unique vérité : “Nous sommes chez nous.”

Je suffoque, saisie de tremblements. Effrayée, Colette se cache dans mes jupes. Benito est curieusement abattu, ses bras autour du cou d’Idiot. Henri, sans prêter attention à notre immobilisme, éternue et se plaint :

- Je ne comprends pas ce qui se passe ici. Tes peintures doivent être saturées de poisons, je suis bourré d’allergies depuis quelques jours.

Il se gratte la tête, des plaques rouges sont apparues sur ses avant-bras et il souffre d’une conjonctivite persistante.

- C’est devenu invivable ici, reprend-il, accablé, je déteste ces affreuses couleurs, cette ambiance de serre. Qu’est-ce qui t’a pris, Liliane, tu pourras m’expliquer un jour ?

En ce moment précis, toutes les surfaces disponibles tapissées d’une accablante végétation, une population indéracinable attend ouvertement une solution.

- On s’en va, Papa ? implore Colette.

Henri a mis la maison en vente. Les visiteurs, ébahis par le décor, hésitent entre les hoquets d’horreur et les fous-rires.

Aucun d’entre eux ne distingue les assiégeants. Avec une efficacité ahurissante, deux semaines plus tard, Henri a trouvé un appartement à louer dans Paris.

- On rentre à la maison, alors ? a demandé Colette, pleine d’espoir.

- Presque, ma fille, presque. J’ai demandé ma mutation, dans six mois je travaillerai à Bercy.

- Oh alors, on retourne dans le 12 è arrondissement ? Et mes nouveaux copains, je les verrai plus ? s’est plaint Benito.

Je me tais. Les tracassins ne bougent pas d’un pouce. Ils veillent, incrustés, permanents, vivant reproche de notre présence.

- Où c’est qu’Idiot fera caca ? a demandé Colette, déjà rompue aux contraintes hygiéniques.

- On est bien ici, a dit Benito, sur un ton de reproche.

Résignée mais soulagée, je m’apprête à refaire des paquets, redéballer, transférer la ligne téléphonique, les abonnements de gaz et d’électricité, prévenir la banque, envoyer des lettres de changement d’adresse, réinscrire les enfants dans des écoles parisiennes, trouver un garage pour la voiture...

Il faudra me résigner à : ne plus faire de barbecue dans le jardin, ne plus voir la Dame au cocker. Ne plus accueillir de réunions de bonnes femmes pour des mixers ou des crèmes de beauté. Ca n’existe pas dans Paris. Ne plus voir les enfants jouer dans le jardin. Ce qui va me manquer le plus ? Le jardin. Que va devenir la maison, entre les mains des petits habitants ? Capricieux. Egoïstes. Virulents. Intransigeants.

Adieu ma maison, mon grenier. Mon jardin. Mes “z’ Etres”.

(A suivre! Demain dernier chapitre !)

 

10:38 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : fantastique, famille, humour, suspense, mystère

11/03/2010

feuilleton LES CELLULES ETOILEES Chapitre 30

 

 

Loup & Fée ailée.jpg
Les loups aussi s'amusent bien, quand les fées s'énervent!

Feuilleton

LES CELLULES ETOILEES

Chapitre 30

DEBORDEMENTS

Henri aime les couleurs claires et unies, le blanc cassé, le gris pâle. Le cuir brut, le chêne clair. Assiégé d’images chamarrées, saisi de nausées, il se cramponne l’estomac.

- On se croirait dans la forêt amazonienne, me reproche-t-il, tu ne comptes tout de même pas nous faire vivre là-dedans longtemps.

Je n’ai pas de réponse. C’est plus fort que moi, à présent ; je bariole les murs les uns après les autres. Les enfants jouent aux Indiens, projettent d’installer des tentes sur le carrelage de l’entrée, me suggèrent de le barbouiller aussi.

- Tu es surmenée, Liliane, je vais demander des congés, et on va s’offrir quelques jours de vacances, sinon tu vas nous transformer la maison en jungle.

Je ne sais plus où j’en suis, j’ai l’impression de ne plus connaître l’heure, la date, l’année de mon existence.

- Tu dors mal, insiste Henri, tu es hyperactive, c’est anormal, prends donc rendez-vous chez un médecin.

Six jours et six nuits plus tard, la forêt a envahi l’entrée, le salon, la salle à manger, la cuisine, les couloirs.

- Cette fois, c’est un psychiatre qu’il te faut, ma belle, décrète Henri.

Pour le calmer, je prends rendez-vous chez un docteur et chez un psy. Tous deux me déclarent fatiguée et me prescrivent vitamines,

calmants, et somnifères légers. Le tout s’en va directement au fond de l’armoire à pharmacie, pas dans mon gosier. Demain, je repeindrai notre chambre et celle des enfants. Après je m’attèlerai à la façade.

- Ouh là ! Que se passe-t-il ici ?

Claudie. Ah non, pas elle. Pas son calme et sa sagesse, son sens des réalités. Pour une mystérieuse raison, ses chiens me font une fête effrénée et se roulent dans toutes les pièces avec Idiot sans même se battre.

Je n’ai pas besoin de critiques. Claudie ne m’en abreuve pas, d’ailleurs, pas plus que de conseils. C’est une femme pragmatique. Elle me prépare un déjeuner, vérifie si le bac à linge est vide, si rien ne traine dans le sèche-linge ou dans le lave-vaisselle. Elle scrute le panier à repassage, contrôle le contenu du frigo ; elle visite nos chambres. Elle pousse un hurlement en ouvrant la porte des toilettes. Il ne manque que de serpents et des araignées géantes dans cette junglde, s'étouffe-t-elle. Entre deux rires stupéfaits, elle constate :

- Tout a l’air de bien se passer, ici, à part tes débordements picturaux.

- Pourquoi tu dis ça ? Tu joues l’inspecteur des travaux finis ?

- Ton mari s’inquiète, Liliane, et moi aussi. Tu as l’air un peu ailleurs ces temps-ci,

- C’est bientôt terminé, lui dis-je, renfrognée.

Elle ne me tirera rien de plus. Si ma meilleure amie et mon mari complotent derrière mon dos au lieu de soutenir mes efforts artistiques, je ne les connais plus.

Dans la même journée, je reçois la visite de M. Brugnon. Il m’apporte des conserves de champignons et des cerises à l’eau-de vie. Le nouveau décor le met en joie. Le récit des guerres du grenier le rend hystérique. Il me supplie de le laisser m’accompagner la prochaine fois.

Je ne vais tout de même pas convier M. Brugnon dans mon grenier en pleine nuit ! Lui présenter les armées de Rafar le cruel et le filmer en train de se faire étriper ? A propos de photos et de films : ça ne fonctionne pas. J’ai essayé. Un soir, je suis montée avec un appareil photo, et le soir suivant avec une caméra. J’ai appuyé comme une folle sur le bouton de l’appareil photo, et sur la mise en marche du caméscope. A l’arrivée, Rien. Pas une photo, pas une image. J’explique ça à M. Brugnon. Je n’ai pas de preuves.

- Pas besoin de preuves, dit-il, je vous crois, c’est pourquoi je veux le voir de mes propres yeux.

Je dis NON. M. Brugnon s’en va avec une lueur de nostalgie dans les yeux.

- Liliane, arrête !

Henri. Il me surprend, un pinceau et un pot de peinture plus loin, face au dernier mur de notre chambre.

- C’est horrible ! Ca suffit maintenant.

La sonnette retentit.

- Ne touche pas à ce mur ! Je vais voir qui c’est.

Il revient, hagard :

- Il y a une dame avec un cocker qui veut te parler.

Sous les yeux effarés de mon mari, la dame au cocker inspecte le rez de chaussée. Son regard balaie les escaliers. Elle ne juge pas utile de poursuivre ses observations :

- Il faut déménager, maintenant, déclare-t-elle.

- Mais vous êtes toutes devenues zinzin, dans le quartier, s’énerve Henri, qu’est-ce qui vous arrive ?

(A Suivre !)

(Plus que deux épisodes, patience !)

 

09:47 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : fantastique, famille, humour, suspense, mystère

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique