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01/03/2012

Vivre

Devant moi, sur le bureau où je travaille tous les jours, je garde ce livre debout comme une photo dans un cadre, pour ne jamais oublier à quel point la lutte pour survivre est difficile !

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Christophe Reeve avait tout pour lui : beauté, talent, succès, amour ; un accident stupide l'a cloué dans un fauteuil, lui qui volait dans les airs et sauvait le monde en Superman ... Totalement immobile, il disait dans ce livre : "J'ai de la chance, parce que les soins incessants qui me sont nécessaires et que j'impose à mes proches, je peux les assumer financièrement, contrairement à beaucoup d'autres bien plus pauvres que moi"... Jusqu'au bout il s'est battu pour pouvoir un jour bouger de nouveau. Quelques mois après sa disparition, son épouse l'a suivie ...

La photo de couverture dit tout ...

Ne m'en veuillez pas de cette note peu joyeuse, je vais bien et  pense à vous tous ...

15:06 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : résistance

15/02/2012

Ces choses qu'on nous impose

Toutes ces choses qu'on nous impose...

Quand j'étais petite, je n'aimais pas qu'on m'oblige à embrasser les adultes, je voyais leurs visages s'approcher de moi, énormes, et ils me faisaient peur ! Les vieilles personnes avaient toujours des moustaches qui piquaient, hommes et femmes, ce qui me terrorisait !

bebes-a-gogo-21796-1016748121.jpgJe n'aimais pas aller "en visite" les après-midi du dimanche ou les jours fériés, chez des gens qui recevaient mes parents dans leur salle à manger, c'était comme ça autrefois, il faisait sombre, il y avait toujours un gros buffet avec des napperons et des cadres rococos avec des photos  de famille. Des ancêtres revêches, des maris habillés en soldats, des mariés moches...

On nous proposait des petits gâteaux qui sortaient d'une boite en fer blanc, quelquefois cabossée, avec une image dessus, des galettes avec une Bretonne ou une Alsacienne, avec leurs coiffes... J'avais curieusement toujours peur qu'ils soient rassis... et ils l'étaient, très souvent !

Les grands discutaient de sujets qui m'ennuyaient, parlaient de gens que je ne connaissais pas... Evoquaient des souvenirs de guerre et d'occupation terrifiants, sans faire attention à m'épargner

Il n'y avait rien à faire qu'attendre que ce soit terminé. Quand on est petit, on trouve le temps long, on veut s'enfuir, loin des grandes personnes ; les grandes personnes ne parlaient pas aux enfants, comme maintenant ; ils me demandaient seulement des trucs idiots : "tu travailles bien à l'école?" , "Dans quelle classe es-tu ?" Ils disaient aussi :" comme elle a grandi !"

Le pire étant : "Tu préfères ta mamaan ou ton papa?" ce qui me mettait dans un état de confusion et de désarroi extrême sans aucun espoir de réponse à l'horizon, on s'en doute ! Et si j'avais un geste de recul devant leur trop gros sourire ou leur rire assourdissant, ils disaient : "Je ne vais pas te manger!" Ce qui évidemment confirmait leur statut d'Ogres en puissance.

Maintenant les parents sont tellement sur le dos de leurs petits, tellement attentifs ou tellement "explicatifs", tout le temps en train de négocier avec eux et de s'excuser. Finalement, je préfère avoir été laissée de côté, qu'on m'ait dit "Tais-toi, laisse les grandes personnes parler, va jouer", plutôt que harcelée par les bonnes intentions des grands ... J'avais le temps de rêver...!

19:09 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : souvenirs, enfance

13/01/2012

Des rues, des portes

Encore un petit coup de Pont aux Choux et alentour !
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Rue Vieille du Temple, non loin du Musée Picasso, qui n'existait pas dans mon enfance, voici le premier aperçu de la porte rouge. Les voitures garées partout gâchent toujours les paysages...
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La voici de l'autre côté, je ne l'ai pas encore ouverte!
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Une autre porte, dans la rue du Pont aux Choux, celle-ci, je l'ai prise en photo pour son enseigne, je crois qu'elle était déjà là quand j'étais petite, je ne sais pas en quoi consistent les "verres bombés"
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Ce petit café parisien, il était là tout le temps, je passais tous les jours devant pour aller à l'école. Une fois j'y suis entrée pour me changer : j'allais chez une amie qui donnait une fête d'anniversaire et j'avais chipé en cachette les premières chaussures à talons de ma soeur ! Je les ai mises dans les toilettes de ce café, après avoir ôté mes socquettes! C'était idiot mais les petites filles, pour la plupart, voulaient alors être des "dames", porter des bas de nylon, mettre de l'eye-liner sur les paupières. A la fête, aucune de mes copines ne portait de talons, elles ont poussé des ho et des ah un peu gênés, ou envieux, ou amusés, mais le problème c'était la présence de la mère et je me suis sentie ridicule, le regard de cette dame, ironique et un peu méprisant, me l'a confirmé, mais longtemps après, c'est un souvenir rigolo. En rentrant, je me suis rajustée dans l'escalier, je ne suis pas retournée au café. Personne ne s'est aperçu de rien à la maison!
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Depuis quelques années je marche en regardant en l'air, les immeubles, les portes, les frontons, je suis éblouie par les sculptures, des têtes, des anges, des lions partout, ça mérite des recherches d'architecture, dont je n'ai pas la plus petite notion!
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Pour terminer cette promenade du mardi ensoleillé, j'arrive sur le boulevard Beaumarchais pour reprendre le métro et stupéfaction, je vois sur le trottoir d'en face un nom que je ne pensais plus jamais lire à Paris : le théâtre Roland Pilain, le Théâtre du Petit Monde. Il existait, ô combien, dans les années 50, son lieu d'accueil, son lieu fondateur, c'était le Théâtre de l'Ambigü, à la station Porte Saint Martin, je vous en ai parlé souvent, tant il me manque. Il a été détruit dans les années 60 et remplacé par un immonde immeuble moderne. Apparemment il circule de théâtre en théâtre maintenant, c'est bien. Alors un petit bonjour à Roland Pilain et à son Théâtre du Petit Monde, dédié entièrement aux enfants.

(A suivre...)

18:23 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : paris, promenades, 3ème arrondissement

11/01/2012

Retour aux sources

Un de ces rares jours de soleil à Paris, j’ai eu la chance de n’avoir aucune obligation urgente à accomplir. Mon esprit n’a pas réfléchi, mon corps non plus. J’étais prête depuis le matin à sortir, bottée, manteaulée, un sac à la main et un appareil photo dans l’autre. Un ticket de métro en guise de passe passe et me voici en route vers la station Saint Sébastien Froissard.

C’est MA station, celle qui, sur la ligne Balard-Créteil (avant c’était Balard-Charenton, on disait que Charenton c’était « chez les Fous », il y avait un asile au bout de la ligne) restera celle de mon enfance, celle qui donne directement sur le boulevard Beaumarchais. A deux pas de là, il n’y a qu’à se retourner, c'est MA rue, la rue du Pont aux Choux. Je vous l’ai décrite il y a environ deux ans. Je voulais y retourner, photographier ce qu’il en restait, priant pour qu’on n’ait pas tout détruit de mes souvenirs.

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La boulangerie Auger du haut de la rue est toujours là, même si elle a changé de nom, en face il y a aussi la grande crèmerie épicerie où Maman m’envoyait chercher du lait dans un bidon en fer. Curieusement, je ne me souvenais pas de son nom, regarder sur la photo, c’est une surprise, Ferme Sainte-Hélène !
En descendant la rue je tombe sur la scierie dont le bruit me réveillait chaque matin, c’était un grincement familier qui me rassurait, là aussi, elle a peut-être changé de nom, mais sa façade est la même, la longueur du magasin aussi.
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Certaines portes cochères ont conservé leur aspect, même rénovées. La propreté des bâtiments m’étonne. J’attends avec angoisse d’arriver en face de la maison (l’appartement qui servait à la fois d’habitation et d’atelier à mon Papa artisan) : l’enseigne que j’ai toujours connue sera-t-elle encore là ? En dessous de nos fenêtres on voyait l’enseigne de la petite cordonnerie, une botte rouge.
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Elle est là ! Toute propre, repeinte sans doute ; la cordonnerie aussi. Elle est fermée. Je la vois fermée depuis des années quand il m’arrive de passer dans cette rue.

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Et je continue ma descente, une librairie au même endroit qu’autrefois… Tous les autres magasins ont changé, à la place de la minuscule boutique de journaux, il y a une sandwicherie, et tous les autres à l’avenant ; chez M. Joseph, qui m’a fait ma première « permanente », ce n’est plus un coiffeur, il y a des boutiques de vêtements plutôt que de denrées… Curieusement, à la place du bougnat, un café tout noir qui vendait du charbon, il y a une boutique à la devanture entièrement peinte en noir, ça ne change pas de ce côté-là, mais on ne sait pas ce qu’il y a à l’intérieur, une galerie d’art peut-être !

J’ai retrouvé mon carrefour en croix, la rue de Turenne, la rue de Poitou où il y a une école où j’ai suivi des cours dans les années 70 pour préparer un concours administratif :

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Je traverse la rue Vieille du Temple, retourne voir l’annexe du Lycée Victor Hugo où j’ai passé ma sixième et ma cinquième.

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Me voici maintenant rue Debelleyme, la rue de mon école communale. Elle est toute pimpante, ravalée de frais, elle porte maintenant le nom de « Lycée François Truffaut ». J’attends que les élèves soient rentrés pour la photographier :

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Pourquoi suis-je allée d’un coup ce jour-là me promener dans mon quartier ?

Par extraordinaire, on m’avait indiqué un magasin où trouver des petites bottes fourrées repérées des semaines plus tôt dans un magazine : rue Debelleyme. J’ai appris cette adresse le lundi 2 janvier. Le mardi 3 janvier, j’étais là, face à mon ancienne école, plantée devant la vitrine en question. Elle était entièrement décorée de petites bottes de toutes les couleurs, même celle que je voulais. En entrant, il n’y avait rien dans la boutique, l’espace était immense et vide, c’était étrange, les murs étaient entièrement peints en noir et deux balançoires pendaient du plafond. Planche en bois, cordages. Dessus se balançaient une jeune fille et un jeune homme ; la boutique était en sous-sol. J’ai montré la couleur des bottes, le gars m’a demandé « pour enfant ? », j’ai dit « euh non, carrément pour moi ». « je vais voir » a dit le garçon ; c’était drôle, il avait l’air un peu dégoûté mais doux, comme le sont les timides qui cherchent à avoir l’air snob et détaché. Celui-ci était très gentil.

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Il m’a sorti des bottes de plusieurs couleurs, mais il n’avait plus celles que je voulais, même pas ma taille dans d’autres modèles.

Je suis partie, j’ai erré encore un peu dans ces rues aimées, toutes neuves, pourtant si pâtinées... comme moi quand je me pomponne, rafraichie de couleurs, pâtinée d’expériences et de souvenirs.

Je n’ai pas eu mes petites bottes, mais j’ai fait ma belle promenade. Je rêve d’autres journées comme celle-là.

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Qu'y a-t-il derrière cette belle porte rouge ? .......

 

 

18:34 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : pont aux choux, promenade, liberté

17/12/2011

Maman vers 1930

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La première petite fille à gauche, debout, c'est ma maman, à une fête de son école, quel âge a-t-elle? Elle est née en 1920, ce doit être aux alentours de 1930 alors...

 

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La revoici, bizarrement à la même place, à gauche la première debout, un peu voûtée pour être à la hauteur de son petit partenaire, elle est plus grande, sûrement au lycée, coiffée à la garçonne, à la Louise Brooks...
Ces extraordinaires photos composées, posées, elles ont traversé le temps, comme des trésors.

 

 

 

18:48 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : petite fille aux grands yeux

05/12/2011

Beaux acteurs

Je n'ai pas encore trouvé l'identité de l'acteur sur la photo de Françoise la Comtoise, mais au moins celles des deux acteurs suggérés par nos blogueurs. (D'ailleurs c'est honteux, oui-oui ! de ne pas reconnaître Pierre Fresnay !!! )

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Voilà Pierre Fresnay, il était Marius dans la trilogie de Pagnol : Marius, Fanny, César

 

Il était marié avec Yvonne Printemps, avec qui il formait un couple très exubérant (elle était très jalouse!), il a joué aussi dans L'Assassin habite au 21, il était l'Inspecteur Wens dans plusieur films, puis il a joué Monsieur Vincent, Le Défroqué, Un Grand Patron, Le Corbeau avec Ginette Leclerc, La Grande Illusion avec Erich Von Striheim.... Vous avez sûrement vu certains de ces films

 

 

 

La photo de Françoise n'est pas non plus celle de Pierre Richard Wilm que voici :

P.R. Wilm.jpegTrès beau garçon, aux rôles tragiques (j'ai la flemme de chercher !)

 

 

 

 

Il ne reste plus qu'à identifier le monsieur à l'autographe, je vais y arriver !

 

16:20 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : portraits noir et blanc

21/11/2011

bon pied bon oeil !

Bonjour mes Amis ! Que ceux qui se tracassent si gentiment pour moi se rassurent : tout va bien !

Des bêtes tracasseries accumulées m'ont empêchée (les vilaines!) de venir vous abreuver de mes diverses divagations, mais en attendant de reprendre le rythme (tamouré, chachacha, madison, que des danses très à la mode !) voici une petite fée prête pour aller danser !

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Gros baisers à tous ! A très bientôt ...

23:51 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bonne nouvelle

10/10/2011

Un Vote de plus!

Hélène et sa poupée Anaïs.jpgMes Amis, vous m'avez perturbée "grave" avec vos réactions à mon feuilleton sur le Lycée ! Voici le problème :

• Au départ, c'est un roman, dans cette histoire, il y a du vrai et du faux.

- Le vrai, c'est la rentrée en sixième, le cirque de changement de classes et de professeurs, le quartier, le nom de ma copine Betty.

- Le faux, c'est le nom de "l'héroïne" (Jacqueline, dite Lili), la composition de sa famille (frères et soeurs en pagaille), la profession de la maman et du papa, le lieu exact du lycée, la mixité des cours. Ce n'était pas comme ça "en vrai" !

• Voilà ma perplexité : que souhaitez-vous lire ? Un roman, basé sur quelques faits réels ? ou ma vraie vie, ma vraie rentrée, ma vraie famille (c'est beaucoup moins folklorique, mais j'ai remarqué que l'âge aidant, moi-même je ne lis plus de romans, mais des auto-biographies!)

• Je ne fais plus de note tant que vous n'aurez pas voté... en masse !!! Na.

Gros bisous perturbés à tous !

(Photo : Lélène demande son avis à Anaïs, sa poupée joliment renfrognée. Anaïs s'en tamponne, évidemment)

12:27 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : perplexité, réalité ou fiction ?

 
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