logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

17/02/2010

feuilleton chapitre 12

il parait que je vous ai surchargés avec quatre chapitres d'un coup! Revoici un rythme normal, un chapitre par jour, pour les patients et les impatients.

Merci à tous.

Je bloque avec l'installation des photos et des illustrations, il y a un point que je n'arrive pas à franchir, une fois sélectionné le fichier, il ne s'installe pas, on me le redemande. Quel est ce mystère ? Sans professeur, je ne sais à quoi me référer !

 

LES CELLULES ETOILEES

 

Chapitre 12

LA COURSE AU BUFFET

- Tu viens avec moi ?

- Où ça ? demande Henri, mal réveillé.

Erreur : il n’a pas fini son petit-déjeuner. Avec lui, ça consiste à : allumer l’ordinateur, lire les nouvelles en écoutant les infos à la radio ; accessoirement, c’est aussi s’asseoir, tartiner son pain et avaler son café, l’oeil toujours rivé sur l’écran.

- Ecumer les brocantes du coin.

- Pourquoi ça ?

- Ben, on a besoin d’un buffet, de quelques chaises, de bibliothèques. Tu veux pas venir ?

- Peux pas, j’ai un déjeuner d’affaires.

- Ah, je croyais que tu restais à la maison aujourd’hui ?

- Tu n’as qu’à emmener les enfants, ça les amusera, dit Henri.

Les enfants. Dans une brocante. Je vois d’ici le tableau. Moi qui imaginais une balade en amoureux, avec des rires indulgents devant les rossignols et les inévitables camelotes, des trouvailles pittoresques, un déjeuner seul à seule entre deux explorations.

- Je te fais confiance, conclut Henri, tu seras plus à l’aise qu’avec moi, tu sais combien ça m’agace de piétiner au milieu de tous ces vieux machins qui ne servent à rien.

- L’idée, c’est de trouver des machins qui serviront à quelque chose.

Benito a tenu à m’accompagner, avec Idiot naturellement. Mon fils se moquait bien des meubles, il avait juste envie de jouer avec son chien. Et pour jouer, celui-ci a joué.

Il n’a épargné aucun des hangars où s’entassent antiquités et petits bijoux cachés. Sniff sniff, snouff snouff, ça reniflait, ça postillonnait, ça sprintait. Au passage, ça bousculait les candélabres, les chaises bancales et les bibelots posés à terre. Dans les allées, la bête galopait comme si elle coursait un charcutier en livraison ; les chineurs trébuchaient sur son passage et certains chutaient à qui mieux mieux contre les objets ; pire encore, une fois les lieux explorés, le chien reprenait depuis le début et pissotait sur tout ce qu’il croisait.

J’avais beau le disputer et le tirer par le collet, Idiot n’entendait qu’une seule voix, celle de Benito, et mon fils gloussait à toutes ses bêtises.

On en a fait trois, des brocantes, avant que je ne perde mon sang-froid. A la quatrième, j’ai accroché la laisse d’ Idiot sur un poteau à l’entrée. Le chien a jappé un bon moment, hululé à fendre l’âme et enfin, s’est étalé en travers de l’entrée. Les visiteurs l’enjambaient en râlant ou en riant, quelques-uns sont tombés sur lui. Idiot levait à peine la tête, en exhibant la langue avec son sourire très personnel, et il remuait la queue avec plus de fougue qu’un batteur à oeuf.

Enfin, j’ai dégoté deux buffets pas chers du tout, et une table de salle à manger en bois qui en avait vu de belles, mais évoquait de savoureuses ripailles campagnardes. Je n’ai pas pu résister à six chaises rescapées d’un ensemble Henri II, avec des petites colonnes sculptées du meilleur mauvais goût, mais d’après Benito réjoui, elles ressemblaient à des trônes de château, alors, inutile d’hésiter ! Le tout pour une bouchée de pain.

Les aboiements sonores d’Idiot nous ont rappelés à l’ordre. C’était l’heure de la graille, encore d’après mon fils, qui mélange allégrement les expressions démodées, l’argot et le verlan de son époque.

Pas loin d’Antony, nous nous sommes arrêtés dans un de ces grills adorés des enfants, et là, tous les trois nous avons pioché dans les bacs du self service. Et en avant pour le coin le plus agité et le plus bruyant, où d’autres enfants et d’autres quadrupèdes se démenaient en travaillant des mâchoires et des cordes vocales.

Il ne restait plus qu’à regagner le logis et à retrouver Colette. Ma petite avait passé la journée chez Claudie, heureuse comme tout de se rouler par terre avec ses chiens et de s’empiffrer des gâteaux dont ma chère amie n’est pas avare.

(A suivre)


17:00 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fantastique, famille, suspense, m ystère, humour

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique