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31/03/2010

S'évader !

Toutes celles et tous ceux qui auraient un coup de blues devraient immédiatement se jeter sur le blog de Zorg, puissant anti dépresseur, gaz hilarant de tous les instants !

Voici une fillette amie des oiseaux. Dans la vie, ça serait plutôt l'attaque des "Oiseaux" d'Alfred Hitchcock, m'enfin... comme dit Gaston...

 

fillette oiseau bleu jpg.jpg

A Paris, bourrasques, giboulées, pluie, brouillard, embouteillage, très riant.

 

10:50 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : ami, rire, rêve

12/02/2010

feuilleton Chapitre 7

Merci de venir lire mes élucubrations. Je suis stupéfaite et émerveillée par le nombre de vos visites !

(Résumé : Liliane est allée voir l'ancien propriétaire de sa maison. Accueillant et jovial, il raconte de drôles histoires sur les mystérieux habitants)

Les Cellules Etoilées

Chapitre 7

TROIS BOULEDOGUES

Un petit rêve pour Benito :

“Liliane trébucha sur les boules de pétanque et s’affala devant les Chevaliers. Toute l’ Armée de Rafar le Cruel s’esclaffa quand elle se releva, la culotte sur les chevilles. Les armures des guerriers scintillaient, aveuglantes. Les yeux de Liliane pleuraient à chaudes larmes. Les chevaux aîlés des Chevaliers piaffèrent à l’unisson et entamèrent une série de ruades destinées à la réduire en poussière. Trois boules de billard lui frappèrent le front. Liliane ferma ses paupières brûlantes en voyant trois boulets de canon enrobés de flammes foncer vers sa figure.”

- Benito, ne répète pas à ta soeur ce que je viens de te raconter !

- Oh mais pourquoi, M’an, c’est fumant, j’ai jamais entendu des cauchemars pareil !

- Quand même, c’est un peu raide pour une fillette de trois ans, alors tais-toi, sinon, pas de dessert pendant une semaine.

- Bah, fait Benito, avec sa petite grimace de futur tombeur.

Et voilà ma Colette qui approche.

- ’Zour Manman, ça sent bon le chocolat.

De bonne humeur, quel trésor ! Il y a des jours comme ça, où je me moque complètement des tyrans nocturnes quand je vois la frimousse de mes enfants chéris émerger de la nuit. De vrais arcs en ciels.

Et en voici un autre, un soleil, un grand beau temps.

- Alors, ça boume ?

Et Henri, dans la foulée, entonne : “Prosper Yop la boum, c’est le roi du macadam ! Prosper Yop la boum, c’est le chéri de ces dames”.

- Maman, hoquette Colette, hier tu m’as dit que les trois bouledogues exauçaient les voeux, tu crois qu’ils pourraient m’apporter une trotinette rouge à Noël ?

- Euh, qui ça ? les trois quoi ?

- Les bouledogues.

- C’est quoi cette histoire de chiens, je ne t’ai pas raconté ça?

Colette sirote son Banania, avec sur son mignon visage cet air satisfait des bienheureux à l’abri de l’insomnie.

- Si, t’as dit que la vieille fée, elle avait donné trois bouledogues à Finette et Finette, elle pouvait faire un voeu chaque fois qu’elle en sortait un de sa poche.

- Un quoi ?

- Ben, un bouledogue, s’impatiente ma fille.

J’ai pas mal de tracas, ménagers et existentiels, mais quand même, je perds sûrement la boule. Une des trois boules d’or.

Benito interrompt cet enrichissant échange en réclamant ses céréales.

Avec son père, iI entame une discussion sur les mérites comparés des flocons d’avoine et des müsli à base de semoule. Moi qui croyais que le seul souci des enfants consistait à échanger des figurines de super-héros japonisants, je reste soufflée, comme le blé de son petit-déjeuner. Colette agrémente la discussion de postillons de semoule.

Le sort des trois bouledogues va devoir attendre.

Et celui du grenier aussi.

J’ai pris un gros retard dans mon travail

Si l’éditeur de “Pastor et les Martiens” s’en aperçoit, il va me virer, sûr et certain.

Au bout de quatre pause-café, de quatre tasses renversées sur leurs soucoupes, je décroche le téléphone.

- Liliane, où en êtes-vous de “Pastor et les Martiens” ? s’enquiert, affable, M. Grommeleck, mon patron.

Pastor, crénom, comme si je n’avais pas assez des souris et des hiboux.

- Euh, comment ça ?

- Il vous reste un mois pour finir vos illustrations, vous ne l’avez pas oublié ?

- Ben non, j’ai presque fini, je peaufine.

- Peaufinez vite alors, parce que la maquette est prête, on n’attend plus que vos dessins pour combler les blancs. Ce n’est pas un déménagement qui devrait vous empêcher de terminer votre travail.

M. Grommeleck est coulant, mais sévère quand il le faut. Une allure paternelle, avec des cheveux gris, une calvitie naissante, une silhouette un peu enveloppée. Il porte des costumes sur mesure avec des cravates assorties, et quand il pleut, il orne sa tête d’un chapeau, comme mon grand-père autrefois. Je l’aime bien, mais il m’impressionne ; c’est un homme d’un autre temps qui sait se faire respecter. Quand j’entends sa voix grave au téléphone, je me sens coupable, même si j’ai déjà rendu mes illustrations en temps et heure !

- C’est presque fini, M. Grommeleck, promis, vous les aurez dans quelques semaines.

- Trois semaines, dernier délai, après je prends les dessins de votre rival.

- Pas de problème, trois semaines, promis juré.

Mon rival, ça non alors !

Bon. “Pastor et les Martiens”. Il faut vite le torcher celui-là. C’est une fille idote qui a écrit cette histoire idiote pour lecteurs de 5 à 8 ans. Et moi, ne suis-je pas une illustratrice idiote de servir la soupe à une crétinerie pareille ?

“C’est exactement ça, m’a répété Henri, en lisant le début de Pastor et les Martiens, tu as certainement dans tes tiroirs des histoires moins abêtissantes pour les enfants.”

Des chevaliers sadiques, un âne qui éjecte des pièces d’or en me crachant dessus, ce serait “moins abêtissant” ? Voilà qui mérite réflexion.

Entre la télé et la table à repasser, des silhouettes furtives se faufilent, mais à ce stade de la journée, je veux les ignorer. Ce n’est qu’une illusion.

La seule personne à qui je peux me confier : mon amie de toujours, Claudie. Je lui téléphone sans délai. Ca devient une habitude.

Nous avons discuté une heure. Elle a beaucoup ri de mes “visions” et n’a pas voulu croire à leur réalité. Elle s’est seulement inquiétée : “Tu es sûre d’avoir fumé une cigarette et pas un pétard, dans ta cuisine ? Prends donc un calmant et va te coucher.”

A part le plaisir d’entendre sa voix, je n’ai pas puisé de réconfort dans ses paroles.

L’heure était venue de récupérer ma progéniture. La petite d’abord, pressée de dévorer son goûter, le grand ensuite, qui a daigné se sustenter, c’est ce qu’il a dit : “Je viens me sustenter”, avant d’aller jouer chez son copain Mounir.

Il restait encore de quoi m’épanouir : débarrasser leur vaisselle et préparer le dîner pour quatre personnes.

- Je sais pas quoi faire, geignait Colette. Je veux fouiller le grenier.

- Demain, mon poussin, il est trop tard maintenant. Il faut que je dessine pour mon travail.

- Fais voir Manman, c’est Pastor?

- Et les Martiens, oui.

- Raconte les Martiens.

- D’accord, on s’assoit, on dessine ensemble et je te raconte.

Le lendemain, un mercredi, les deux petits sur les bras, Pastor et les Martiens à “peaufiner”, j’étais sur le point d’abandonner l’idée de farfouiller dans le grenier. Un instant, je songeai à égarer ma progéniture dans le parc de la résidence voisine, mais on m’aurait reproché d’être une mauvaise mère. Colette insistait, lassée de colorier mes brouillons : “Grenier, grenier !”

Alarmé par tant d’insistance, Benito a prétexté des devoirs de vacances à faire avec Mounir, quel petit menteur !

“Je t’appellerai avant de rentrer, m’a-t-il annoncé d’ un air hypocrite, mais ne m’attend pas avant dix-neuf heures. La maman de Mounir me ramènera.”

Il a arboré son air de premier de la classe, imbu de son avenir probable de chef d’état, et s’est éloigné dignement avec son petit cartable. S’il n’avait pas été mon fils, je l’aurais fait tourner sur le parquet comme une toupie.

- Il aime pas ranger, Benito, a dit Colette, perspicace, avec son divin sourire à fossettes.

Elle au moins, quand il s’agit de brasser des objets, elle vaut bien un troupeau de fadas des soldes.

- Neuneu, chantonne Colette, où il est Neuneu ?

- C’est le fou des greniers, un neuneu qui aime vivre dans la pagaille !

- Chic, dit Colette, alors moi je vais le trouver le neuneu.

Des vieux meubles, le grenier en regorgeait. Merci à M. Brugnon, ex-proprétaire, fabricant de vin de noix hallucinogène. Si je dégotais des meubles de rangement pas trop abîmés, je pourrais les retaper.

Colette, tout excitée, espérait dénicher des pochettes-surprises dans tous les coins poussiéreux. Des cotillons, des feux d’artifices. Et des crécelles, des trompettes, des confettis.

On a pêché un peu de tout, dans des grosses valises et des cantines aux serrures rouillées. Maintenant je comprenais ce que M. Brugnon entendait par : “Ca va faire pas mal de cochonneries à déblayer”.

Il avait entreposé les vieux costumes de sa troupe de théâtre itinérante, de vraies reliques ; il fallait beaucoup d’imagination pour y déceler un peu de leur éclat d’origine, mais Colette en avait à revendre.

- Oh c’est beau ! s’extasiait-elle, devant les lambeaux de tulle de robes défraîchies.

Les souliers tombaient en morceaux, les chapeaux empestaient le renfermé. Un essaim de mites s’échappa d’un flot d’étoles de skunks trouées.

Colette éternuait, moi aussi, mais j’avais beau lui intimer de quitter ce nid de saletés, ma petite ne voulait rien entendre.

- Le trésor, disait-elle, tout excitée, tu vas voir, sous les robes des reines, on va trouver le trésor des rois.

Que lui avais-je donc lu la veille ?

Peau d’Âne, et cette stupide affaire de l’âne qui remplit des seaux de pièces d’or tous les matins au lieu de bon crottin pour les plantations.

Et la veille, on s’était coltiné les Rois Mages avec leurs présents inestimables croulant sur le dos de leurs chameaux exténués. L’encens, la myrrhe et l’or. On en trouve maintenant partout à Barbès.

- Là, là ! hurle ma bambine.

Là là : une boite à chaussures, dont le couvercle s’effondre entre les doigts. A l’intérieur, des colliers de verre, des bracelets de plastique, des diadèmes en papier mâché.

- Là là ! braille Colette

Là là : un autre étui, plus long, tout aussi délabré, contenant des épées en caoutchouc, des couvre-chef aux plumes engluées de crasse, des rubans aux couleurs passés.

- Là là ! s’époumonne Colette.

- Bon, écoute ma chérie, regarde tout ça autant que tu veux, pousse les cris que tu veux, mais pas trop fort, laisse maman explorer.

- Oui, oui, s’extasie Colette, là là ! oh, là là !

Deux heures plus tard, je n’ai récupéré qu’un secrétaire piqueté et des planches pour des étagères. Quand j’appelle ma petite poupée : “C’est l’heure de déjeuner !”, un farfadet noir comme le charbon saute devant moi dans un nuage de poussière et de suie, couvert de hardes et bardé d’objets tintinabulant.

- Manman, t’as vu, fait Colette sous son camouflage, j’ ai des tas de trésors !

D’une grande malle, sentant très fort la naphtaline, elle avait extrait : des bottes de cuir usées et craquelées, une peau de renard mitée avec des yeux de verre et des lambeaux d’oreilles, une cape rouge sale avec des taches visqueuses, un panier à la paille déchiquetée, une bourse en loques, trois balles souillées par au moins les jeux de pelote mortels des anciens Mayas ...

- Ce ne sont que des vieilleries, allez viens, ma chérie, on va se nettoyer et déjeuner.

- Mais si, regarde, insiste ma fifille.

En soupirant, je me penche. Sur la partie intérieure du couvercle, une grande étiquette à demi effacée indique, d’une écriture désuète avec pleins et déliés : “Tournée Contes de Fées”. Une illustration au pochoir presque effacée entoure ce titre, sur laquelle s’ébattent des créatures diaphanes. D’éventuelles fées, épuisées et défraîchies par plusieurs saisons de sabbats.

Colette, en ébullition, plonge ses petits bras dans le magma, à la recherche d’un rouet, d’une baguette magique, d’une couronne ; je m’en veux soudain de lui avoir déversé chaque soir autant de balivernes pour l’endormir.

- Bon, Colette, maintenant, ça suffit, on descend !

- Manman ? fait-elle, surprise.

- Tous ces déguisements usés, moisis ...

- Nan, tu comprends rien, c’est les affaires des fées.

Après quoi, Colette fait la tête. Elle refuse de descendre.

Craignant ses hurlements imminents, je lui demande posément ce qu’elle veut à la fin.

- Je veux apporter des choses pour Papa ! Et Benito, et toi !

- Mais je ne veux rien, ma Colette, des meubles, c’est tout.

- M’en fous, grogne-t-elle, oubliant qu’elle n’a pas le droit de jurer. Moi, veux des cadeaux pour Papa et Benito.

- Bon, prend-les vite alors et après on va déjeuner.

L’ après-midi, sur le dernier niveau du grenier, accessible par une échelle, je dégote deux commodes, une armoire et deux tables pas trop déglinguées. Pas de quoi sauter de joie.

La peau de Colette est toute rose dans le bain. Il a fallu trois couches de savon pour effacer les salissures. Le corps adouci par une bonne friction à l’huile d’amande, ma petite princesse s’est laissé envelopper dans son peignoir. Maintenant elle feint le sommeil, et malgré son expression boudeuse, je reconnais dans son abandon une volupté certaine.

Elle ne perd pas un mot de ma comptine :

“Nous sortons la nuit, et dans les salades, faisant des gambades, nous allons manger. Manger sans grimace, cloporte ou limace, du ver qu’on ramasse, dans le potager.”

La Chanson des Crapauds. Cette nuit, c’est sûr, je vais rêver d’un prince charmant. Je l’embrasserai et il se transformera en crapaud, ou pire, il m’embrassera et c’est moi qui serai changée en crapaude. Les grenouilles des sept plaies d’Egypte me dégringoleront sur la tête.

Les enfants endormis, mon prince Henri et moi, nous trinquons avec du Saint Emilion. Il m’a acheté un bouquet de roses. Le genre d’attention qui me console de tout. Je peux enfin m’asseoir et grignoter en sa compagnie.

On croit qu’il suffit de le rencontrer et de l’épouser, le Prince Charmant. On ne sait pas encore, le jour des noces, qu’il faut lui laver son linge, le repasser, le ranger, nourrir ses quatre-vingt kilos, refaire son côté de lit transformé en toupie, lui prendre rendez-vous chez le docteur, chez l’ophtalmo, chez le dentiste, lui rappeler de vidanger la voiture et de téléphoner à sa mère, trier ses chaussettes usées, avec en plus l’obligation, je dis bien obligation, sinon, on est foutue, séduite et abandonnée, de rester pimpante et mignonne et compréhensive, et naturellement une bombe au lit. Je vous demande un peu.

Est-ce que ça n’aurait pas été chouette d’être un ange sauvage et de sillonner les routes avec ma grosse moto, les bras couverts de tatouages, au son d’un hard rock diabolique, avec sur ma selle, de temps à autre, une pimpante pépée qui aurait passé son temps à se reposer et à s’amuser pour moi ? J’aurais bu des bières en regardant des conneries à la télé, j’aurais jeté les canettes dessus et tiré sur l’écran comme Elvis quand le programme l’énervait. Et pendant ce temps-là, ma galante aurait minaudé dans son tablier de soubrette, rien que pour me faire plaisir.

La prochaine fois, je naîtrai garçon.

Peut-être.

Parce que si on m’en donne le choix, je suis sûre que je choisirai ma vie, la même, celle que je vis maintenant. Avec le même homme, avec les mêmes enfants.

(A suivre!)

11:47 Écrit par Hélène Merrick dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : les cellules etoilées, famille, fantastique, humour, mystère, rire

22/12/2009

Bonjour Internet!

Pour ma première incursion sur le net, je vous fais partager un moment de plaisir

 

Le Siffleur (3 étoiles)

Comédie de Philippe Lefebvre (sortie le 16 décembre 2009)

Avec François Berléand, Virginie Efira, Thierry Lhermitte, Clémentine Célarié

Armand (François Berléand), bientôt en retraite, tient une boutique de vêtements prospère au coeur de Cannes. Il semble avoir tout pour être heureux, une belle amie (Clémentine Célarié), une vie agréable. Son seul point faible : il est timide et se laisse facilement impressionner par les brutes et les mal élevés. Son grand bonheur : déjeuner chaque jour au bord de la mer, dans un petit restaurant ensoleillé où on le traite comme un prince. Le jour où une grosse compagnie veut racheter ce lieu de rêve, Armand va se fâcher, enfin !

François Berléand, on le voyait trop durant les années 90, il en devenait agaçant, mais enfin, le voici enfin dans son plus beau rôle, acteur à double titre puisqu'il interprète deux personnages opposés. On est impressionné et amusé par le style Ventura-Gabin de son personnage de Maurice le Siffleur. Thierry Lhermitte joue une grosse légume comme on aime les haïr et Virginie Efira, dans le rôle de sa petite amie, est à croquer. Voici un délicieux moment à savourer en couple ou en famille.

15:05 Écrit par Hélène Merrick dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : comédie, rire, détente

 
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